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Fin de la 26ème édition du FESPACO : L’étalon d’or de Yennenga pour Joel Karekezi du Rwanda avec  »the Mercy of the jungle »

04 Mar 19
voiceniger
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Les lampions du 26ème Festival Panafricain du Cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) se sont éteintes le 2 mars dernier au Palais des sports de Ouaga 2000, avec une cérémonie officielle de clôture très grandiose. Plusieurs personnalités dont les présidents Paul Kagamé du Rwanda, Ibrahim Boubacar Keita du Mali et l’ancien président ghanéen John Jerry Rawlings étaient à cette occasion aux côtés de Roch Marc Christian Kaboré, président du Faso. À l’issue d’une cérémonie riche en décibels et en animation, les lauréats de cette 26ème biennale ont été dévoilés avec comme point d’orgue l’annonce du nom du réalisateur qui a remporté l’étalon d’or de Yennenga, le jeune rwandais, Joel Karekezi avec son film the Mercy of the jungle, 90 mn, sorti en 2018.
La fiction qui a remporté l’étalon d’or de Yennenga a pour sujet les conflits qui se déroulent entre des groupes armés et des forces régulières dans cette zone poudrière de la République Démocratique du Congo vers le Rwanda. À travers ce film, le réalisateur porte un regard sur une guerre floue. Le trophée est accompagné d’un montant de 20 millions de francs CFA. Aussi, le prix de la meilleure interprétation masculine a été décerné à Marc Zinga, l’acteur principal du film qui a joué le rôle du sergent Xavier. Le Rwanda pays invité de cette 26ème édition du FESPACO a fait ainsi une mémorable participation.
Pour ce qui est de l’étalon d’argent, il a été décerné au réalisateur égyptien Khaled Youssef pour son film  »Karma ». L’étalon de bronze est revenu au tunisien Ben Mohamoud pour son film  »Fatwa ». Cette fiction qui évoque la question du radicalisme religieux a eu également le prix de l’Union Africaine pour la paix et la sécurité. Des prix techniques ont été attribués à d’autres fictions dont  »Rafiki »,  »Desrances »,  »Keteke »,…
À partir de cette édition les documentaires en compétition sont dotés du trophée de l’étalon d’or de Yennenga et 10 millions de francs CFA.

C’est la jeune réalisatrice burkinabè Aicha Boro, qui est la première lauréate de ce prix avec son documentaire  »le loup d’or de Balolé ».
Pour les prix spéciaux, le Burkina Faso s’est imposé en raflant six sur les 14 qui ont été décernés. « Desrances » de la Burkinabè Apolline Traoré a eu deux prix spéciaux de dix millions FCFA. Il faut ajouter également pour le Burkina Faso le deuxième prix des films des écoles décerné à Ismael Césaire Kafando de l’Institut Supérieur de l’image et du Son/ Studio Ecole / ISIS/SE, avec « Maison de retraite ».
Environ 110 millions FCFA ont été décernés à des longs et courts métrages et à des films documentaires pour les 14 prix spéciaux, qui sont accompagnés de trophées.
Intervenant à la clôture du FESPACO, le délégué général a indiqué que plus de 140 millions de francs CFA ont été distribués pour les différents prix. Et plus de 400 séances de projections ont eu lieu dans les différentes salles de cinéma de la ville.

 

Le Sahel

26ème FESPACO : Le Niger en sélection officielle avec trois documentaires en compétition et deux autres films en panorama

31 Jan 19
voiceniger

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La 26ème édition du Festival Panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) qui se tiendra du 23 février au 2 mars 2019 sous le thème « Mémoire et Avenir des cinémas africains » coïncide avec le cinquantenaire du plus grand rendez-vous cinématographique de l’Afrique et de la diaspora. Le Niger participe à cette biennale avec cinq films.
Trois films documentaires des réalisateurs nigériens figurent dans la sélection officielle, en compétition à la 26ème édition du Festival Panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou(FESPACO). Deux autres films sont annoncés en projection panorama. Pour les films documentaires sélectionnés il y a un long métrage, « Solaire Made in Africa» du réalisateur Saguirou MALAM ; un court métrage « Bibata est partie» de la réalisatrice Nana Hadiza AKAWALA et dans la catégorie film d’école « L’Algaita au cœur du Manga », dont le réalisateur est Ari ADAM de l’Institut de Formation aux Techniques de l’Information et de la Communication (IFTIC).
Un autre film, « AU CŒUR DU BROUILLARD » du nigérien Mohamed BOUREIMA ADAMOU étudiant à l’Institut Supérieur de l’image et du Son/ Studio Ecole / ISIS/SE du Burkina Faso a été sélectionné également dans cette catégorie.
Parmi ces documentaires, « Solaire made in africa » de Saguirou MALAM, sorti en 2017 porte sur l’œuvre de feu Pr Abdou Moumouni ; un hommage à cet illustre chercheur nigérien dont l’Université de Niamey porte le nom. Le film est en compétition pour la catégorie long métrage documentaire qui, avec sa revalorisation, est désormais dotée des Etalons et des poulains. Quant au court métrage « Bibata est partie», de Nana Hadiza AKAWALA, sorti en 2018, il évoque « l’univers des femmes de ménage ».

Les deux films retenus en panorama sont « Etincelles » de Riba Bawa KADADE et « Ma belle mère ma co-épouse » du réalisateur Djingarey MOUSSA HAMADOU, dont le vernissage officiel est annoncé pour le 2 février 2019 au Palais des congrès de Niamey.
Pas de film fiction nigérien en course pour l’étalon d’or de Yennenga

Pour la catégorie film long métrage, où le Niger a remporté en 1972 le premier étalon d’or de Yennenga, le plus prestigieux prix de ce festival, grâce à Oumarou Ganda avec son film le « Wazzou polygame », le pays est non partant à l’édition 2019. Aucun film nigérien n’a été sélectionné, parmi une vingtaine de films d’Afrique en course pour la plus prestigieuse récompense du FESPACO. Ce qui en dit long sur l’évolution de la production cinématographique nigérienne, confrontée à des difficultés.
Mais cette 26ème édition du FESPACO a peut-être quelque chose de motivant pour les «acteurs » du domaine du 7ème au Niger, avec l’hommage qui est annoncé aux classiques du cinéma africains dont feu Oumarou Ganda fait incontestablement partie. Son film le « Wazzou polygame » a eu le mérite de décrocher en 1972 le premier étalon d’or de Yennenga de l’histoire du FESPACO.

Des innovations pour le festival

Une sélection spéciale est au programme de la 26ème édition du FESPACO dans le cadre de la célébration de son cinquantenaire. Il est ainsi prévu des classiques des cinémas d’Afrique et de la diaspora, les films emblématiques des 50 dernières années ; une rétrospective des films étalons d’or de Yennenga ; les films restaurés du patrimoine des cinémas d’Afrique et de la diaspora. En ce qui concerne la compétition des films, il y a une revalorisation pour la catégorie des films documentaire dotée des Etalons et des poulains et d’une salle identifiée pour les galas de projection ; la création d’une nouvelle section pour les films d’animation ; les débats forums des films en compétition, etc.
Au niveau du Marché international du cinéma africain (MICA), qui depuis 1983 se tient en même temps que le FESPACO, il y a des espaces de rencontre/discussions thématiques ; le forum du film d’animation ; la réalisation d’une plate-forme de visionnage en ligne. Et, il y a toujours la tradition du pays invité. Apres l’Egypte en 2015 et la Côte d’Ivoire en 2017, le FESPACO met en lumière lors de cette 26ème édition, le Rwanda qui est le pays invité d’honneur.
Le festival qui allait devenir le FESPACO a vu le jour en 1969, mais c’est en 1972 que l’événement a pris un tournant. C’est l’année où il fut institutionnalisé par l’Etat burkinabé, qui lui apporte un soutien conséquent. Le festival est placé ainsi sous la tutelle du ministère de la Culture. C’est lors de cette troisième édition, celle de 1972, que le festival prend le titre de Festival panafricain de cinéma de Ouagadougou (FESPACO) et un « grand prix du festival » portant le nom d’Étalon de Yennenga (en référence à la princesse Yennenga, mythe fondateur de l’empire Mossi) est créé. Dès lors les films ne sont plus seulement présentés, ils sont désormais en compétition. Les éditions suivantes ont lieu en 1973, 1976, et le Fespaco est devenu bisannuel à partir de 1979. En 1983, le MICA (Marché International du Cinéma africain) est créé. Il a pour but de favoriser la vente et la distribution des films africains en mettant notamment en relation les professionnels du cinéma avec les chaînes de télévision.
Souley Moutari (onep)

Les lauréarts de l’Étalons de Yennenga de 1972 à 2017

1972 – Le Wazzou polygame d’Oumarou Ganda (Niger), 1970, 38 min
1973 – Les Mille et une mains de Souheil Ben Barka (Maroc), 1971, 75 min
1976 – Muna Moto de Jean-Pierre Dikongué Pipa (Cameroun), 1975, 89 min
1979 – Baara de Souleymane Cisse (Mali), 1978, 93 min
1981 – Djeli de Fadika Kramo-Lanciné (Côte d’Ivoire), 1981, 92 min
1983 – Finyé de Souleymane Cissé (Mali), 1982, 105 min
1985 – Histoire d’une rencontre de Brahim Tsaki (Algérie), 1983, 80 min
1987 – Sarraounia de Med Hondo (Mauritanie), 1986, 120 min
1989 – Heritage… Africa de Kwah Ansah (Ghana), 1989, 110 min
1991 – Tilaï d’Idrissa Ouédraogo (Burkina Faso), 1990, 81 min
1993 – Au nom du Christ de Roger Gnoan M’Bala (Côte d’Ivoire), 1993, 82 min
1995 – Guimba de Cheick Oumar Sissoko (Mali), 1995, 93 min
1997 – Buud Yam de Gaston Kaboré (Burkina Faso), 1997, 99 min
1999 – Pièces d’identités de Mwezé Ngangura (Congo RDC), 1998, 97 min
2001 – Ali Zaoua de Nabil Ayouch (Maroc), 2000, 90 min
2003 – Heremakono d’Abderrahmane Sissako (Mauritanie), 2002, 95 min
2005 – Drum de Zola Maseko (Afrique du Sud), 2004, 104 min
2007 – Ezra de Newton Aduaka (Nigéria), 2007, 102 min
2009 – Teza de Hailé Gérima (Éthiopie), 2005, 134 min
2011 – Pégase de Mohamed Mouftakir (Maroc), 2009, 104 min
2013 – Tey (Aujourd’hui) d’Alain Gomis (Sénégal), 2012, 88 min
2015 – Fièvres d’Hicham Ayouch (Maroc), 2014, 90 min
2017 – Félicité d’Alain Gomis (Sénégal) 2017, 129 mn

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