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Cinéma: Bibata est partie : La véritable histoire d’une femme

05 Mar 19
voiceniger

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Sorti en 2018, le film « Bibata est partie », est un court métrage de 30 mn de la réalisatrice nigérienne Nana Hadiza Akawala. Dans ce documentaire, elle est à la recherche de son amie perdue de vue depuis une dizaine d’années. En selection aux compétitions du 26ème FESPACO, le film tourné en langue Zarma, et sous titré en français a été projeté le 27 février dernier au ciné Nerwaya de Ouagadougou.

Bibata était une de ces femmes communément appelée « bonne ». Elle était la femme de ménage de la famille de la réalisatrice. Un jour, Bibata a dû rentrer dans son village pour rejoindre son mari de retour d’exode. La femme avait promis de revenir après quelques jours, mais elle ne reviendra jamais. Une dizaine d’années après, Nana Hadiza Akawala a décidé d’aller à la recherche de son amie, qui lui avait laissé en guise de souvenir un petit objet artisanal. Malheureusement au bout d’une quête qui l’amène des rues et bidons villes de Niamey, à Kobi, le village où finalement Bibata s’était remariée, la réalisatrice apprend la triste nouvelle : Bibata est partie à jamais, car elle a perdu la vie, en donnant naissance à son troisième enfant, une petite fille.
Le documentaire est émouvant dans cette séquence où la réalisatrice est présentée aux trois enfants de sa défunte amie. Elle se console avec foi, se disant qu’en fait elle a retrouvé Bibata, car elle a vu ses propres enfants.
Dans la recherche de son amie Bibata, la réalisatrice explore l’univers de ces travailleuses domestiques vivant dans les bidon-villes de Niamey. Ce troisième documentaire professionnel de Nana Hadiza Akawala jette un faisceau de lumière
sur le milieu de ces travailleuses domestiques appelées « bonnes ». On découvre ainsi cette communauté, composée de femmes immigrées de tous les âges, attachées à leur tradition, en quête d’un mieux être pour elles et leurs familles laissées dans les villages.
Aussi, ce documentaire plaide pour une humanisation des rapports entre les employeurs et les travailleurs domestiques, en l’occurrence les « bonnes ».

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