Catégorie : Société

Pour son pétrole, le Niger va rouvrir son ambassade fermée depuis 35 ans à Yaoundé

21 Avr 18
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Le Niger se prépare à lancer cette année les travaux de construction d’un oléoduc prévu pour servir à évacuer vers le Cameroun en passant par le Tchad voisin du pétrole extrait à Agaden (Sud-Est), avec l’aide d’une compagnie chinoise, et a décidé de rouvrir, dans cette perspective, son ambassade à Yaoundé, après 35 ans de fermeture.

La décision n’est pas encore officielle. Simplement, un panneau installé au bord d’une route à Bastos, quartier résidentiel de la capitale camerounaise, qui abrite, à proximité des locaux du bureau local de la Banque mondiale, un bâtiment dédié aux services d’un consulat fonctionnel nigérien, attire l’attention de par l’indication qu’il dévoile : ambassade de la République du Niger.

C’est une étape importante dans l’évolution des relations bilatérales entre Niamey et Yaoundé, marquées par l’absence d’échange d’ambassadeurs depuis 1983, date de la fermeture par le Niger de son ambassade ouverte quelques années auparavant au Cameroun, où le président Paul Biya venait de succéder au pouvoir l’année précédente à Ahmadou Ahidjo, démissionnaire.

En cours de finalisation, le dossier comporte quelques préalables qui demandent à être remplis, parmi lesquels la nomination officielle d’un ambassadeur ou d’un chargé d’affaires, puis la présentation par celui-ci des lettres d’accréditation auprès des autorités du pays d’accueil, selon une source consulaire nigérienne.

Pour l’heure, cette phase capitale du processus n’est pas franchie. Selon Aymar Tangy Lengue, le chargé des relations publiques de la représentation diplomatique rencontré par Xinhua, « les questions techniques sont encore en train d’être réglées. De toute façon, l’ouverture d’une chancellerie fait toujours l’objet d’une publication officielle ».

« C’est imminent », affirme toutefois le responsable consulaire, sur un ton mesuré, sans avancer un calendrier.

En attendant, Abdou Salifou, le consul désigné depuis 2014, et ses collaborateurs se chargent de procéder à la mise en place de la logistique relative à la réouverture de l’ambassade, tout en poursuivant leurs activités habituelles.

De tous les consulats implantés au Cameroun, celui-là jouit d’un statut exceptionnel. C’est le seul doté d’une compétence sur l’ensemble du territoire national du pays d’Afrique centrale, avec un bureau annexe installé à Douala, la métropole économique, renseigne Aymar Tangy Lengue. Un bureau annexe fonctionne à Douala, la métropole économique camerounaise.

La décision de réouverture de l’ambassade remonte à 2012. Elle a pris une dimension plus significative avec le projet d’oléoduc par lequel Mahamadou Issoufou, le chef de l’Etat nigérien, a choisi d’évacuer le pétrole produit dans son pays jusqu’au large des côtes camerounaises à Kribi (Sud), à l’exemple du Tchad, depuis quinze ans.

Le dirigeant nigérien avait à cet effet signé un accord avec son homologue camerounais Paul Biya, lors d’une visite officielle à Yaoundé en 2013.

Le projet, qui prévoit d’être concrétisé cette année, devra permettre au Niger d’accroître de manière significative, de 90.000 barils supplémentaires, sa production pétrolière actuelle établie à 20.000 barils par jour, selon les projections.

Pour le Cameroun, c’est une aubaine pour le trésor public qui attend d’engranger un certain apport en devises tirées du versement par le Niger de taxes découlant du passage de son brut, comme cela se fait avec le Tchad.

Pour l’heure, le Niger commercialise son or noir en l’acheminant par pipeline jusqu’à Zinder (Centre-Sud), où il est raffiné.

Les deux pays coopèrent également dans le domaine de la défense, en particulier en matière de lutte contre le terrorisme lié au Boko Haram, qui justifie l’opérationnalisation depuis 2015 de la Force multinationale mixte (FMM), une coalition à laquelle le Nigeria et le Tchad participent aussi, sous l’égide de la Commission du Bassin du lac Tchad (CBLT), leur organisation régionale commune.

 

Xinhua

Communiqué du gouvernement : Le gouvernement décide de la fermeture du Campus universitaire ainsi que des cités annexes, jusqu’à nouvel ordre

20 Avr 18
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Suite aux violentes manifestations estudiantines survenues, hier, à Niamey, le gouvernement, à travers un communiqué émanant du Ministère des Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, a décidé de la fermeture du Campus universitaire ainsi que des cités annexes, jusqu’à nouvel ordre. (Lire ci-dessous l’intégralité du communiqué signé par le ministre Yahouza Sadissou).

Ce jour, 18 Avril 2018, les étudiants de l’UAM de Niamey ont durci leur mouvement, déclenché le 07 février 2018 à la suite de l’agression d’un Chercheur par les éléments de la CASO.
Malgré les concessions faites par le gouvernement et son ouverture au dialogue, les étudiants et élèves ont choisi, ce matin, de procéder à des actes de vandalisme ayant occasionné le bilan provisoire ci-après : 06 véhicules du Rectorat vandalisés ; des dégâts importants sur le bâtiment principal du rectorat ; plusieurs blessés à la suite de l’intervention des forces de l’ordre.
Devant cette situation de trouble et de violence, le gouvernement a pris la décision de la fermeture, jusqu’à nouvel ordre, du Campus universitaire et de toutes les citées annexes de Niamey, à compter de ce jour 18 avril 2018.
Toutefois, en vue de garantir la poursuite des activités académiques, les facultés et restaurant universitaire restent ouverts et le transport sera régulièrement assuré. Le campus et les cités annexes seront rouverts dès que les conditions de quiétude auront été rétablies.
Par ailleurs, une enquête sera diligentés et les auteurs de ces actes de vandalisme seront identifiés et punis conformément aux règlements en vigueur.

Onep

Heurts à l’Université de Niamey, une quinzaine d’étudiants blessés, l’Etat ferme le campus

19 Avr 18
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De violents heurts ont éclaté hier à l’Université Abdou Moumouni de Niamey et ont engendré une quinzaine de blessés (dont certains grièvement), selon les étudiants.

Pour la reprise des cours hier, les étudiants ont voulu manifester pour protester contre l’exclusion, le 17 mars dernier, de 5 de leurs camarades à la suite de leurs bras de fer avec les enseignants. Ils ont voulu aussi protester contre leurs bourses et les allocations des élèves et lycéens tout comme le respect de la franchise universitaire.

Hier, des barricades ont été érigées pour bloquer la voie menant au campus. Les forces de l’ordre ont alors fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants.

S’en sont suivies des répliques de la part des manifestants qui ont brûlé des pneus et lancé des jets de pierre à l’endroit des forces de l’ordre. Résultat, plusieurs blessés dont certains grièvement.

Le gouvernement a alors ordonné la fermeture momentanée du campus.

Les étudiants disent avoir voulu donner une chance au dialogue. Et prennent à témoin le fait qu’ils n’aient pas débrayé depuis la décision de l’exclusion de leurs camarades. « Nos revendications n’ont pas été satisfaites. C’est pourquoi nous avons érigé des barricades. Depuis l’exclusion, nous n’avons pas observé de grève pour donner une chance au dialogue parce que nous sommes convaincus que le dialogue est la seule issue. Ils nous ont provoqués et voilà ce que c’est devenu.», a déclaré Sita Diabiri, Secrétaire général de l’UENUN (Union des étudiants nigériens à l’Université de Niamey), lui aussi exclu le 17 mars dernier.

 

(Niamey et les 2 jours)

le parti de l’ancien ministre des Affaires étrangères se retire de la mouvance présidentielle

14 Avr 18
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Le parti politique de l’ancien ministre nigérien des Affaires étrangères Ibrahim Yacoubou, limogé mercredi dernier, a annoncé vendredi son retrait de la mouvance présidentielle.

Le malaise constaté depuis un certain temps entre M. Yacoubou et le chef de l’Etat Mahamadou Issoufou a été surtout accentué par la récente contestation du nouveau Code électoral par le Mouvement patriotique nigérien (MPN) de M. Yacoubou.

Selon le MPN, ce code adopté fin 2017 « n’est pas en mesure d’assurer, et ce de très loin, la transparence et l’équité du processus électoral ».

Dans une déclaration, le bureau politique national du MPN s’est engagé à mener son combat « en dehors de la majorité ».

M. Yacoubou, douanier de profession, a été candidat au premier tour de l’élection présidentielle 2016, avant d’apporter son soutien à M. Issoufou au second tour. Il a été son directeur de cabinet adjoint, avant d’être nommé chef de la diplomatie.

 

(Xinhua)

La Cour de cassation déboute le pourvoi d’Hama Amadou

12 Avr 18
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La Cour de cassation a rendu son verdict hier sur le pourvoi fait par la défense du malheureux candidat de l’élection présidentielle de 2016, Hama Amadou dans l’affaire de trafic de bébés. Cette instance suprême rejette le pourvoi en cassation de l’accusé.

Pour rappel, l’avocat de la défense, Me Souley Oumarou avait évoqué une exception d’inconstitutionnalité en attaquant l’article 579 du Code de procédure pénale. La requête a été déclarée recevable par la Cour constitutionnelle.

Néanmoins, hier, la Cour de cassation a demandé à l’accusé (Hama Amadou) de purger le reste de sa peine d’un an d’emprisonnement prononcée en appel. Son avocat, Me Souley Oumarou s’est dit étonné que la Cour rende ce verdict sans aller au fond de l’affaire surtout que la Cour constitutionnelle a déclaré recevable sa requête.

L’exception d’inconstitutionnalité relevée par l’avocat était que les droits de l’accusé n’ont pas été respectés dans le dossier. A titre d’exemple, il soutient que Hama Amadou n’a jamais été présenté à un juge et lui-même (l’avocat) n’a pas eu accès à l’intégralité du dossier, pour ce procès en cassation.

La défense compte saisir les juridictions sous-régionales pour obtenir gain de cause. Au Quartier général du principal parti de l’opposition, on soutient mordicus que l’ancien Président de l’Assemblée nationale sera leur candidat pour la Présidentielle de 2021, qu’il soit condamné ou non.

 

(Niamey et les 2 jours)

Le Niger s’apprête à exporter son pétrole

10 Avr 18
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L’information a été donnée par Ye Xian Deng, directeur général de la China National Oil and Gas Exploration and Development Corporation (CNODC), après son entretien avec le président Issoufou, vendredi dernier.

La seconde phase de l’exploitation du pétrole nigérien (son exportation) a été au menu des discussions entre les deux officiels. Pour M. Deng, tout est fin prêt pour démarrer l’exportation de l’or noir nigérien. Le Dg de la CNODC informe en outre, que l’exploitation du pétrole va s’étendre à d’autres sites en accord avec le gouvernement nigérien.

Pour information, c’est en 2008 que le Niger et la CNODC ont conclu un contrat de partage de production sur la recherche, le développement et l’exploitation des hydrocarbures sur les 59 gisements du bloc d’Agadem (Sud-Est du Niger). Cet accord est mis en œuvre par la filiale nigérienne de la société, la China National Petroleum Corporation (CNPC) avec pour objectif, d’extraire 1 milliard de barils.

Le Niger produit 20 000 barils de pétrole par jour. Il a fait part l’année passée, de sa volonté de quadrupler la production pétrolière avec la construction d’un pipeline devant relier l’oléoduc tchado-camerounais, via le port de Cotonou.

 

 

(Niamey et les 2 jours)

La piste chinoise pour relancer le projet de ligne ouest-africaine

08 Avr 18
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Les présidents béninois et nigérien ont annoncé étudier une coopération avec la Chine pour réaliser l’ambitieux projet de boucle ferroviaire ouest-africaine, au point mort depuis des années.

Le Bénin et le Niger sont d’accord pour tenter de réanimer le projet de ligne ferroviaire ouest-africaine. « Nous avons fait le point sur la question du chemin de fer » et « nous avons essayé de voir quelles sont les solutions qu’on pourrait mettre en place pour l’accélérer », a déclaré le président du Niger Mahamadou Issoufou à l’issue de discussions à Niamey avec son homologue béninois Patrice Talon.
« Nous évoquons la piste chinoise en termes de financements (…) la Chine a décidé de mettre à la disposition des pays africains environ 60 milliards de dollars pour l’aide au développement, a précisé le président du Bénin. Puisque « la rentabilité » du chemin de fer « n’est pas évidente », alors « il faut des financements particuliers » de « type concessionnel, qui comportent un peu de dons ».

Vaste projet en souffrance

Ces types de financement « ne sont pas disponibles sur le marché privé commercial » et « pour l’envergure que nous souhaitons donner à ce projet ferroviaire, il faut que nous puissions aller chercher cette possibilité de financement par la coopération chinoise », a-t-il expliqué.
Patrice Talon avait déjà évoqué la coopération chinoise dans un entretien avec le magazine français « Challenges » il y a deux semaines, évaluant le projet à 4 milliards de dollars et soulignant les capacités financières et le « savoir-faire technique » de la Chine.
Le tronçon ferroviaire en question représente 1.000 des 3.000 kilomètres d’une boucle ferroviaire devant relier la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, le Niger, le Bénin et le Togo. Il fait l’objet d’un imbroglio judiciaire depuis des années entre le groupe français Bolloré et la société béninoise Pétrolin, qui revendiquent tous deux la concession.
Récemment, le président Talon a demandé aux deux groupes de se « retirer à l’amiable du projet », assurant qu’ils seront « indemnisés de façon équitable ».
En 2008, le Bénin et le Niger avaient lancé un appel d’offres en commun pour construire et gérer le tronçon ferroviaire de 1.000 km reliant Cotonou à Niamey. Il avait été remporté par Petrolin, la société de l’homme d’affaires Samuel Dossou, puis lui avait été retiré en 2013 au profit du groupe Bolloré, via la société Bénirail, un partenariat privé-public, provoquant un conflit entre les deux groupes.
En octobre 2017, la justice béninoise a donné raison à Petrolin, déboutant Bolloré. Après des années de bataille judiciaire, et des mois de négociations, le projet est toujours au point mort, alors qu’il est crucial pour développer l’économie du Bénin et du Niger, en reliant l’intérieur des terres au port de Cotonou.

 

l ´ANTENNE

Bientôt le démarrage de la seconde phase de construction du barrage de Kandadji

07 Avr 18
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L’annonce a été faite hier par le Président Mahamadou Issoufou après l’inauguration de la route Baleyara – Loga.

La reprise des travaux de ce barrage avait déjà été annoncée par le Président nigérien le 31 décembre 2017 à la faveur de son discours à la Nation. En avril 2017, la ministre du Plan, Kané Aïchatou Boulama informait du lancement de la pré-sélection des entreprises pour la réalisation des travaux de génie civil. Mais avant le démarrage de ces travaux, une table ronde devrait se tenir avec les partenaires pour le financement de cette phase importante du projet.

Mahamadou Issoufou avait promis en 2017, la mise en eau du barrage en 2020 et la fin des travaux avant 2021.

Pour rappel, le barrage Kandadji a été lancé en 2008 avec pour objectif, d’assurer un débit d’étiage sur le fleuve Niger, d’assurer l’alimentation en eau potable de l’agglomération de Niamey et de booster la fourniture d’électricité de 55%, avec une production annuelle de 629 Gwh. Mais les travaux ont effectivement démarré en 2011.

 

(Niamey et les 2 jours)

Le Niger refuse de négocier avec Boko Haram

02 Avr 18
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Le Président Mahamadou Issoufou a fait savoir dimanche que contrairement au Nigeria qui a recemment engagé des pourparlers avec Boko Haram, le Niger ne négociera pas avec ce groupe terroriste.

 » Le Niger exclut toute idee de negociation avec Boko Haram en vue de retrouver et liberer 39 femmes enlevees à Ngalewa dans la region de diffa en juillet 2017″ a souligné le président Mahamadou Issoufou.

Il estime que « la lutte contre le terrorisme au Sahel a besoin du soutien des Nations-Unies et des moyens financiers durables ».

Pour lui, les soldats de la force mixte multinationale présents au Niger, infligent des défaites à Boko Haram, « il n’est pas exclu que nous arrivions à une victoire face à Boko Haram sur le plan militaire » a fait remaquer le chef de l’Etat Nigrien.

Dans sa déclaration, le président Nigerien a condamné les manifestations contre la loi de finance 2018, qui sécouent le pays.

La semaine dernière, 23 personnes parmi lesquelles des leaders de partis politiques et des militants de droit de l’homme ont été interpellées et mises sous mandat depot par la justice dans le cadre de ces manifestations.

 

BBC Afrique

Niamey: des leaders de la société civile toujours incarcérés

30 Mar 18
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Les acteurs de la société civile nigérienne viennent de passer leur première nuit en prison. Les leaders de la société civile Ali idrissa, Nouhou Arzika et Moussa Tchangari sont poursuivis pour « organisation et participation à une manifestation interdite » et « complicité de destruction de biens publics et privés ». Au total, sur les 23 accusés un seul a été libéré. Plusieurs sympathisants des leaders étaient mardi au tribunal.

Les six leaders de la société civile et les seize autres manifestants ont tous été placés sous mandat dans cinq prisons autour de la capitale, dans la région de Tillabery. Mais dès leur arrivée au parquet un premier incident a opposé le collectif des avocats au doyen des juges.

« L’heure est très grave, a dit le bâtonnier Samna Daouda, parce qu’un juge d’instruction, il instruit à charge et à décharge, mais tout laisse croire que ce juge d’instruction est aux ordres. Nous avons le devoir, en tant qu’avocats, de faire en sorte que la justice passe. »

Pour l’actrice de la société civile Soly Ramatou, ses camarades sont jugés d’avance : « C’est un sentiment de révolte, mais pas de surprise. On savait déjà que les carottes étaient cuites pour nos camarades, nous savons déjà qu’ils étaient jugés d’avance. »

Au moment d’embarquer les leaders pour leurs prisons respectives, un groupe de jeunes a bloqué le passage obligeant les gardes à négocier.

Tout en dénonçant une justice expéditive, Sidikou Moussa se dit déterminé à lutter contre la loi des finances : « Je pense qu’ils pensent que ce sont les leaders qui ont été décapités. Non, de nouvelles têtes sont encore là et nous allons continuer la lutte. » Plusieurs dizaines d’autres manifestants sont activement recherchés par la police.

La campagne internationale «  Tournons la page » exige la libération immédiate et sans condition des 23 personnes arrêtées, et la réouverture de la radio-télévision Labaari fermée depuis dimanche soir. « Tournons la page », dénonce également la dérive autoritaire du pouvoir nigérien.

 

RFI

La construction de la boucle ferroviaire Niamey – Cotonou est finalement confiée à la Chine

28 Mar 18
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La construction de la boucle ferroviaire reliant Niamey (Niger) à Cotonou (Bénin) sera faite par la China Railway Construction Corporation (CRCC).

Le groupe Petrolin, de l’homme d’affaires béninois Samuel Dossou qui a remporté, au détriment de Bollore Africa Logistics, le bras de fer juridique pour l’exécution de cette boucle est lui aussi écarté. Ceci, pour favoriser la reprise du projet, selon le Président béninois qui a visiblement le soutien de son homologue nigérien. « Un investisseur privé ne peut pas financer seul le chemin de fer que nous voulons,» a laissé entendre Patrice Talon (photo).

Par conséquent, selon la presse française, le président Talon aurait promis à Petrolin en lieu et place de ce projet, la construction du port en eau profonde de Sèmè–Podji (situé entre Cotonou et Porto Novo). Ceci, en plus du remboursement (tout comme à Bollore) de tous les investissements consentis par l’homme d’affaires béninois dans le projet de la boucle ferroviaire.

La construction du chemin de fer Niamey – Dosso – Parakou – Cotonou est long de 648 kilomètres et estimé à plus de 4 milliards de dollars. Démarré en 2013, il a été arrêté aussitôt compte tenu des démêlées judiciaires entre Bollore Africa Logistics (filiale du groupe français Bollore) et Petrolin qui se disputaient la paternité de la réalisation du projet.

 

(Niamey et les 2 jours)

Diffa: sept civils tués dans une attaque terroriste à Toumour

24 Mar 18
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Au moins sept civils ont été tués et plusieurs autres blessés dans une attaque attribuée au groupe terroriste Boko Haram dans la nuit de jeudi à vendredi à Toumour, sud-est du Niger, proche de la frontière du Nigeria, ont rapporté vendredi des médias nigériens.

L’attaque perpétrée aux environs de 21H30 (locales), visait notamment une position des Forces de défense et de sécurité (FDS) nigériennes basée dans la commune et le marché. Les assaillants ont emporté une importante quantité des vivres.

La commune de Toumour a été plusieurs fois la cible du groupe terroriste. La dernière attaque remonte au 7 janvier dernier et avait visé une compagnie des FDS. Elle avait fait six morts, dont cinq militaires. En outre, plusieurs véhicules appartenant à l’armée avaient été emportés par les assaillants, qui en ont brulé d’autres, dont un char de combat.

La région frontalière entre le Niger le Nigéria subit depuis trois ans des attaques à répétition de Boko Haram à partir de ses positions nigérianes, qui ont fait des centaines de victimes civiles et militaires ainsi que des milliers de déplacés des deux pays.

Grâce à des opérations de grande envergure engagées depuis plus d’un an par une force multinationale mixte composée des armées du Tchad, du Niger, du Cameroun et du Nigeria contre le groupe terroriste, ses attaques ont connu une relative accalmie dans la région ces derniers temps.

 

china.org

Les ministres et les députés nigériens seront désormais soignés à l’Hôpital de Référence de Niamey

21 Mar 18
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C’est l’une des grandes décisions prises en Conseil des ministres vendredi dernier. « Il a été décidé que désormais, les ministres et les députés ne feront l’objet d’évacuation aux frais de l’Etat que dans la mesure où les prestations concernées ne peuvent être fournies par l’Hôpital Général de Référence.», lit-on dans le communiqué ayant sanctionné la réunion gouvernementale.

En effet, à l’occasion d’une communication faite par le ministère de la Santé publique, il ressort que l’Hôpital Général de Référence dispose d’un personnel hautement qualifié et d’un plateau technique de pointe. « Sa mise en service devra permettre de réduire de manière significative les coûts liés aux évacuations sanitaires à l’extérieur du pays. », projette-t-on.

Les députés et ministres ne sont pas les seuls concernés par cette décision. Le communiqué informe que tout dossier médical qui nécessite une évacuation sanitaire sera désormais soumis à l’avis préalable de l’Hôpital Général de Référence qui indiquera la nécessité ou pas de faire recours aux hôpitaux à l’étranger.

L’hôpital de Référence a été inauguré le 2 août 2016 à Niamey et est le fruit de la coopération sino-nigérienne. D’un coût de 44 milliards FCfa et construit sur 16 hectares, l’hôpital est doté d’une capacité de 500 lits. Le complexe comprend plusieurs services comme le laboratoire, la cardiologie, les urgences, le bloc opératoire, les hospitalisations et les imageries.

A son inauguration en août 2016, le Président nigérien avait laissé entendre qu’il sera animé par des spécialistes nigériens et chinois. Il permettra en outre, de réduire le coût considérable des évacuations sur le budget. Lequel coût est estimé à plus de 5 milliards FCfa, selon les chiffres fournis par le gouvernement en 2016.

 

(Niamey et les 2 jours)

Niamey: des étudiants exclus de l’université sur fond de climat d’insécurité

17 Mar 18
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Au Niger, les enseignants de l’université sont toujours en grève suite à l’agression de l’un d’entre eux le 7 février dernier. Le syndicat dit vouloir en finir définitivement avec l’insécurité qui règne sur le campus. Suite à cette agression, un conseil d’université vient de se réunir cette semaine. Il a été décidé mercredi d’exclure définitivement cinq étudiants, qui ont tous des responsabilités au sein de l’Union des étudiants nigériens de l’université de Niamey (UENUN).

Les étudiants auraient pu écoper d’un blâme ou d’un avertissement, mais c’est finalement l’exclusion définitive, la sanction la plus dure, qui a été décidée.

Le premier visé est Sita Diabri, le secrétaire général de l’UENUN. Sont aussi exclus son adjoint et le délégué général de la Caso et deux autres représentants de cette organisation qui gère les oeuvres sociales de la faculté, mais qui fait aussi du maintien de l’ordre. Une prérogative que contestent précisément les enseignants en grève qui accusent la Caso d’être une organisation qui sème la terreur sur le campus.

Sida Diabri se dit surpris par cette sanction et dénonce un acharnement de la part du rectorat, mais aussi du syndicat des enseignants chercheurs. Pour lui, le 7 février, il n’y a pas eu d’agression avec un enseignant, mais une altercation. Et surtout, ajoute-t-il, les étudiants présents physiquement n’ont pas été identifiés.

Il annonce son intention de déposer un recours dès que la décision d’exclusion lui sera notifiée formellement.

 

RFI

Violente attaque contre un poste de gendarmerie à 40 km de Niamey

13 Mar 18
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Au Niger, des hommes armés ont pris d’assaut cette nuit un poste de gendarmerie à 40 kilomètres de Niamey. Une attaque assez inhabituelle aussi proche de la capitale.

C’est une attaque vraiment osée qui s’est déroulée vers 22h30 environ, heure de Niamey, à seulement 40 kilomètres au nord de la capitale du Niger. Le bilan de cette attaque spectaculaire est de trois gendarmes tués à leurs postes de garde à l’entrée du village de Goubé et un blessé par balle.

Après leur forfait, les assaillants, qui n’ont pas été identifiés pour l’instant, sont repartis en moto en direction du sud-ouest, vers la frontière malienne située à plus de 100 kilomètres du village de Goubé. Précision importante, le village de Goubé n’a pas été attaqué par ces assaillants et les villageois rencontrés ce matin ne comprennent toujours pas comment leur village a pu échapper aux terroristes. Aussitôt, l’alerte donnée, les forces de défense et de sécurité sont parties à leur poursuite. Impossible pour l’instant de savoir si les assaillants ont été rattrapés ou neutralisés.

En tout cas, c’est la première fois qu’une telle attaque, si proche de Niamey, se produit entrainant la mort d’hommes. La dernière s’est produite il y a deux ans. Des terroristes venus du nord du Mali avaient tenté d’attaquer la prison de haute sécurité de Koutoukalé et de libérer leurs camarades. Ils avaient été mis en déroute.

 

RFI

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