Catégorie : Nécrologie

Décès de Balla Kado : Une icône de la lutte traditionnelle s’éteint

15 Mai 19
voiceniger

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La lutte traditionnelle nigérienne vient de perdre une de ses figures marquantes. En effet, Balla Kado, un des gladiateurs des arènes a tiré sa révérence hier à Matamèye, région de Zinder. A 73 ans, cet ancien lutteur figure parmi les personnalités ayant contribué à l’émergence de la lutte traditionnelle au Niger. Combattant redoutable et imperturbable, Balla a livré des combats spectaculaires dans toutes les arènes de lutte de notre pays et demeure une icône de l’histoire du sport roi au Niger. (Nous (ré)publions ce reportage réalisé quelques jours avant la fête tournante du 18 décembre 2018 par notre envoyé spécial).

Né il y a de cela 73 ans à Maïmoudjia, Balla Kado est une des figures emblématiques du temps glorieux de la lutte traditionnelle. Comme bien d’autres jeunes de certaines contrées de notre pays, il a découvert la lutte depuis sa tendre enfance. En effet, Balla Kado aimait la lutte, car il défiait les enfants de son âge juste pour le simple divertissement. Au fil du temps, le hasard l’a conduit jusqu’aux arènes, où il a débuté sa carrière en qualité de lutteur professionnel en 1977. « Je ne croyais pas être dans l’arène de lutte dans le cadre d’une compétition de portée nationale pour la recherche du sabre, mais je participais à des rencontres au niveau des villages et des sous-préfectures à l’époque pour le plaisir » nous confiait-il, quelques jours avant la célébration de la fête de l’indépendance, édition 2018.
Solide et animé par la conviction et la rage de vaincre, Balla a affronté tous ses adversaires de son temps avec sincérité et dévouement, parce que pour lui, il est indigne de se laisser mystifier par un adversaire en tant qu’homme. Pour lui, les combats de lutte d’antan sont des confrontations de toutes les adversités. « Chacun se donnait à fond pour ne pas décevoir sa famille ainsi que sa région. C’est avant tout une question d’honneur », a-t-il martelé. Les combats étaient très rudes. Il a par ailleurs précisé que les meilleurs lutteurs sont toujours protégés par leurs coéquipiers. « Il était impossible de laisser un lutteur d’un autre département vous approcher. On ne laissait pas les lutteurs s’approcher des femmes, parce que les lutteurs sont préparés à travers des forces mystiques. Les marabouts me récitaient le Saint Coran chaque nuit. Les chefs traditionnels soutenaient aussi les efforts des lutteurs. A l’époque, le chef de canton de Magaria m’a offert une amulette difficile à transporter compte tenu de son poids, mais qui m’a beaucoup aidé dans mon parcours », avait confié Balla Dan Kado.
Les conditions de compétitions sont totalement différentes de ce qui se passe aujourd’hui. La lutte traditionnelle avait toutes ses valeurs et ses qualités culturelles. « C’était dans des situations complexes que les combats se déroulaient par le passé » confiait Balla Dan Kado. Au cours de sa carrière, Balla a été trois (3) fois finaliste et une seule fois champion. Il a perdu sa première finale à Zinder en 1978 contre Yacouba Ango dit Kantou de Maradi. En 1980 à Agadez, il était encore une fois de plus face au même Kantou qui l’a encore privé du sabre pour une seconde fois. Il a fallu en 1981 à Niamey pour que Balla puisse remporter le sabre devant Langa-Langa de Zinder. En outre, Balla a affronté les célébrités de son temps avec courage et témérité, notamment Kadadé Zambo, Kantou, Salma Dan Rani et autres.
Une décision de la fédération nigérienne de lutte avait mis fin à sa carrière en 1981 avec certains gladiateurs de son époque notamment Kantou, Salma Dan Rani, Kadadé Zambo, prétextant qu’ils empêchaient les jeunes de prospérer. Mais le Chef de l’Etat de l’époque le général Seyni Kountché a pris l’acte de les recruter en qualité d’agents de la Jeunesse et des Sports. Une nouvelle voie était ouverte pour les principaux monuments de la lutte au Niger. Depuis la prise de cette décision, ils ont continué à fréquenter les arènes. Balla a continué à partager sa riche expérience avec les lutteurs de la région de Zinder. Balla est admis à faire valoir ses droits à la retraite en 2005. Il s’est installé, avec sa famille à Matameye, où il exerçait les travaux champêtres. Pendant la lutte, il fréquente activement les arènes aux côtés des anciens lutteurs. Jusqu’à son dernier souffle, Balla Kado est resté fidèle à la lutte traditionnelle qu’il aimait tant.

Le sahel

Décès de l’écrivain Bernard Dadié

12 Mar 19
voiceniger

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L’écrivain ivoirien Bernard Dadié, est décédé samedi à l’âge de 103 ans. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dans lesquels il a abordé divers genres littéraires.

Né en 1916 à Assinie (sud-est de la Côte d’Ivoire), il se fait connaitre dès 1934 avec une pièce de théâtre satirique, “Les Villes”.

En 1950, il publie un recueil de poèmes engagés, “Afrique debout !” qui dénonce les relations de domination entre Blancs et Noirs dans l’Afrique coloniale.

Son autobiographie romancée, “Climbié”, parue en 1952, est sans doute son œuvre la plus célèbre, également très critique vis-à-vis du colonialisme.

En 1980, son roman “Les jambes du fils de Dieu” remporte aussi un franc succès.

 

RFI

Disparition du musicien nigérien Malam Maman Barka

21 Nov 18
voiceniger

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Grande émotion ce matin au Niger lorsque la presse locale a rapporté le décès du musicien Malam Maman Barka, immensément populaire dans son pays et très connu également au Nigeria voisin. La popularité de Malam Maman Barka s’explique par sa maîtrise du biram, un instrument très particulier, et aussi par ses chansons engagées.

Malam Maman Barka a eu deux vies. Né en 1959 à Tesker, dans le département de Zinder, il embrasse d’abord une carrière de professeur. En dehors des salles de classe, Malam Maman Barka se fait remarquer par sa virtuosité à jouer du ngurumi, un instrument à deux cordes.

Mais c’est avec un autre instrument qu’il va enchaîner les tournées et les concerts. Le biram, instrument à cinq cordes montées sur une caisse de résonance en forme de pirogue, est un instrument mythique de la région du lac Tchad. Les pêcheurs nomades buduma vouent à cette sorte de harpe, de calebasse, un culte quasi sacré.

Malam Maman Barka apprend à en jouer auprès du dernier maître encore en vie, qui lui cède son propre instrument. Un biram que le musicien emmènera sur les scènes du monde, au Maroc, en France ou en Allemagne.

Malam Maman Barka chantait en buduma, en toubou ou en haoussa, mais pas seulement des textes traditionnels. Niger mon beau pays, était un hommage à son peuple, à ses ressources naturelles et Presse libre un hymne à l’engagement des journalistes.

Le musicien doit être inhumé cet après-midi, le 21 novembre, au cimetière de Niamey, la capitale nigérienne.

 

RFI

L’arbitre international Lucien Bouchardeau est décédé

21 Fév 18
voiceniger

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L’ancien arbitre international nigérien, Lucien Bouchardeau, est décédé hier, mardi, suite à un arrêt cardiaque a-t-on appris de ses proches, notamment son fils, Issa Lucien Bouchardeau qui a annoncé le décès sur sa page Facebook.Malade depuis quelques temps, son état nécessitant une intervention à l’étranger dont il n’avait pas les moyens, Lucien Bouchardeau en avait appelé, directement au Chef de l’Etat, pour sa prise en charge.

Son évacuation sanitaire qui requière un montant de 10 millions de Fcfa a été autorisée par le président Issoufou Mahamadou et devait intervenir incessamment. Malheureusement, celui-ci succombera avant. Lucien Bouchardeau était âgé de 57 ans.

Il a eu a officié plusieurs rencontres internationales dont la Coupe du monde de football qui a eu lieu en France en 1998.

Au cours de ce Mondial, lors du match Italie-Chili, il accorda au Chili un penalty qui sera contesté par l’Italie. Il accordera par la suite une interview à un journal sportif italien pour se justifier. Ce qui est formellement interdit par la FIFA qui décide alors de sa suspension de ce mondial.

En froid avec la Fédération nigérienne de football (FENIFOOT), Lucien Bouchardeau remet sa démission à l’instance du football nigérien en 2001 pour protester, selon lui, contre le mauvais traitement, par cette dernière, qui n’a pu placé aucun arbitre nigérien à la phase finale de la CAN-2002 au Mali et à la Coupe du monde 2002 qui s’est tenue au Japon et en Corée du Sud.

Au cours de sa carrière d’arbitre, qu’il a débuté en 1987, Lucien Bouchardeau a officié quelques 200 matchs de football. De 1993 à 1998, il va diriger quelques 88 matchs en tant qu’arbitre international. Outre la CAN, il a également officié en 1996 aux Jeux Olympiques d’Atlanta, en 1997 aux Jeux méditerranéens en Italie

 

journal du Cameroun

Nécrologie : Décès, hier à Paris, de M. Moussa Moumouni Djermakoye, président du CESOC

20 Nov 17
voiceniger

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Au moment où nous mettons sous presse, nous apprenons, avec une profonde tristesse, le décès de

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