Catégorie : Musiques

L’artiste Reggae Man Ibrahim Oumarou Yacouba Alias Sage Soldat : ‘’Destin Live’’, L’un Des Meilleurs Albums De La Musique Reggae Au Niger

23 Juin 19
voiceniger
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Après son premier album ‘’Ultime Conviction’’, l’artiste reggae man Ibrahim Oumarou Yacouba alias Sage soldat vient de faire le vernissage de son deuxième album intitulé ‘’Destin Life’’. Cet album qui a connu un succès prodigieux continue de faire le buzz chez les fans de la musique nigérienne. A travers cette deuxième sortie, Sage Soldat élargit le nombre de ses fans. La qualité et la richesse de cette œuvre (‘’Destin Life’’) fait de l’auteur l’un des grands ambassadeurs de la musique du Niger. Pour véhiculer des messages forts permettant de promouvoir une prise de conscience chez les jeunes, Sage Soldat aborde plusieurs thématiques dans cet album de 12.

Dans cet album Sage Soldat a utilisé son art comme une arme, pour dénoncer certaines mauvaises pratiques qui existent toujours dans nos sociétés, à savoir la corruption, les crimes organisés, etc. Cependant, une partie de l’album ‘’Destin Live’’, comme son nom l’indique, est consacrée à la vie de l’artiste. C’est une histoire passionnelle qui parle de la vie de l’artiste et de son cursus académique.

S’agissant du nom de l’album, l’artiste affirme que les choses ont été très faciles pour lui. « Je suis né dans un pays qui tarde à reconnaître la place de l’art et de l’artiste. Souvent cela ne marche pas trop, les concerts, les sons, ne sont pas écoutés. Malgré tous ces paramètres, je n’arrive pas à raccrocher de la musique comme beaucoup l’ont fait, un moment. Plus le temps passe, plus j’écris et je sors de nouveaux titres. Alors, j’ai compris que cette musique fait partie de moi. C’est mon destin peut-être. Le titre est sorti dans cette démarche », a-t-il confié.

Sage Soldat a puisé les principales idées et son inspiration dans sa propre histoire et son parcours entre la musique et l’académie. « J’ai un master en Droit et un autre Master en Arts et Culture. Je suis donc sensé être coincé par les études plutôt que de m’adonner à  la musique. Mais c’est tout à fait le contraire, la musique n’a rien freiné de mes études », a fait savoir l’artiste.

Lors du concert de vernissage qui a eu lieu en février à l’espace de la Filière Art et Culture de l’Université Abdou Moumouni de Niamey, Sage Soldat a fait comprendre aux spectateurs qu’il a préféré vernir son album à la Filière AC-LAC parce que c’est le lieu idéal pour présenter son œuvre. Une façon aussi pour lui d’honorer la Filière (ACLAC) qui lui a tout donné. « C’est grâce à la filière Art et Culture, dit-il, que je suis arrivé à ce stade d’artiste. Ce concert a pour objectif de montrer notre reconnaissance envers ma filière. Grace à cette filière, je me suis formé chez Alpha Blondy et Adjim à Abidjan, à Afrique Culture BAN à Dakar au Sénégal, à Paris en France, etc. J’ai aussi, participé à beaucoup de festivals où, franchement, ce n’est pas n’importe quel artiste qui a accès », a témoigné Sage Soldat.

Un métissage de style du Reggae Root, du Rap et de la Trappe Reggae

A l’occasion du baptême du ‘’Destin Life’’, Sage a présenté son album en live pour faire écouter à ses premiers fans l’intégralité de son travail. C’était un spectacle réussi avec plein d’énergie et d’émotion. Le public était satisfait de la qualité et la performance de l’artiste.

L’œuvre en question, ‘’Destin Live’’, figure parmi les meilleurs albums dans le domaine musical, plus précisément reggae, au titre de l’année en cours. Malgré le nombre élevé de ses titres, ‘’Destin Life’’ est entièrement enregistré à Paris entre AD Paris Prod et Max Taylor Studio. C’est un album enregistré dans un métissage de style dont le Reggae Root, le Rap et la Trappe Reggae, un nouveau style musical que Sage Soldat essaie de propulser. Fidèle à son engagement d’activiste pour la cause des marginalisés, il aborde dans son œuvre des thèmes relatifs entre autres à la situation des pauvres, leur mode de vie, la prise des décisions par les décideurs sans consulter le peuple, l’amour entre humains, la paix comme idéal recherché par tous, etc. Le titre de l’album est proposé par son manageur Françoise Ramel-Flageul qui habite en Bretagne.

Hormis le plaisir que ses chansons procurent à ses fanatiques, Sage, par le biais de ses morceaux, participe à l’éducation et à l’orientation des masses. Il a tenté de transmettre des messages forts à toutes les différentes couches sociales, à travers, ses morceaux, à savoir Mission, Pauvres, Responsable, Mother Love, Ketah, Love without Freedom, Le Temps, Slavery, Suzanah, Tendance, Monsieur le Président, Illiminaty et Mon Destin.

C’est difficile de choisir un morceau phare dans cet album, car tous les titres sont touchants. C’est pourquoi, l’artiste affirme que « tout l’album me touche personnellement. Peut-être que je pourrais souligner ‘’Mother Love’’ qui me rappelle ma situation d’orphelin et l’hommage que je rends à ma défunte mère. Suzanah est aussi un des titres qui me touche assez fort, car je raconte l’histoire d’une fille victime du viol. Et l’histoire est vraie. Elle m’a été rapportée par une tante et je l’ai transcrite en chanson », a raconté l’artiste.

Les efforts et l’énergie que Sage a déployés pour la réalisation de cette œuvre montrent clairement que son travail relève d’un parcours de combattant.

La protection du climat, nouveau cheval de bataille de Tiken Jah

01 Juin 19
voiceniger

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L’artiste ivoirien Tiken Jah Fakoly vient de lancer son nouvel album “Le Monde est chaud”. Un nouvel opus dans lequel le reggaeman panafricaniste, s’engage pour la lutte contre le réchauffement climatique.

Dans son onzième album, Tiken Jah Fakoly s’attaque à l’inaction des dirigeants au sujet du réchauffement climatique.

L’artiste ivoirien, fervent défenseur de l’unité africaine, explique au micro de Bob Barry pourquoi il a décidé de s’engager pour le climat. Il évoque aussi les dirigeants africains qui refusent de céder le pouvoir à la fin de leur mandat.

 

DW

Portrait de Moussa Toukou : Le hasard a fait de Moussa Toukou un artiste chanceux

01 Juin 19
voiceniger

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Son nom, c’est Moussa Toukou ; il est artiste, musicien, chanteur, compositeur et interprète ; né un 28 mai, à Niamey il y a de cela 52 ans, il est un ex agent du Musée National Boubou Hama ; ce chanteur est venu à la musique de manière vraiment hasardeuse. Cependant, il reconnaît fredonner des chansons dès le bas âge, comme tous les enfants de son âge. Par la suite, il a partagé une même chambre avec un ami Mamane Ganda qui possédait une guitare. Chaque jour, en rentrant du travail, il le trouve en train de gratter sa guitare. En ce moment, Toukou aussi jouait un peu de la flute. Alors, un jour, il demanda à son voisin de lui donner sa guitare pour qu’il s’essaye un peu. Sans hésiter, il le lui a donné. ”C’est dès les premières notes que j’ai su que je pouvais bien manipuler cet instrument de musique”, explique l’artiste.
Quelques années après, ayant acquis sa propre guitare, M. Toukou approcha alors un grand frère du nom de Soumaïla Pélé, au quartier Kalley-Est de Niamey, qui l’aida à maîtriser l’instrument. ”Je fais ma musique au début avec simplement une guitare solo mais par la suite, je me faisais accompagner par un tambour”, confie-t-il. Il explique avoir réellement commencé à jouer la musique en 1987, lors de la première édition du Prix Dan Goumou. ”J’y ai été primé premier soliste. En 1989, j’ai encore remporté le 1er prix soliste et en 1999 aussi, j’ai eu le même prix. C’est en 2007 que je fais ma dernière parution au Prix Dan Gourmou où, pour la quatrième fois, j’ai engrangé le 1er prix soliste”, cite Moussa Toukou.
En plus, plusieurs déplacements, sur invitation, sont à son actif. C’est ainsi qu’à l’investiture du président malien Amadou Toumani Touré, il s’est rendu au Mali pour y jouer sa musique. Il a aussi été invité plusieurs fois au Bénin, au Nigéria, au Burkina Faso, des pays où il y a de fortes communautés nigériennes. Sur invitation du Centre Culturel Français Jean Rouch, le chanteur effectua un voyage en Suisse, en 1997. En 1988, en compagnie des artistes Maman Barka (aujourd’hui décédé), Maman Bagna et Amadou Lilo, il a visité le Pakistan. ”Dans mes chansons, j’évoque plusieurs thèmes : le mariage, l’amour, la guerre, la paix. Je me rappelle que c’est un morceau que j’ai joué sur la paix au Prix Dan Gourmou qui m’a donné le tout premier prix soliste que j’ai gagné en 1987”, indique M. Toukou.
L’artiste dit aussi composer des chansons de sensibilisation. C’est d’ailleurs cette sensibilisation qui constitue aujourd’hui la base de ses productions. Même s’il dit évoquer plusieurs thèmes dans ses chansons, ”Fatouma dara”, ”Rama”, des morceaux qui évoquent l’amour et les femmes, restent les morceaux les plus célèbres de Moussa Toukou. ”J’estime que c’est naturel, car lorsque je composais ces chansons, c’était vraiment en m’amusant. Mais c’est quand même une histoire vraie, j’ai composé Rama à cause de M. Amadou Seydou Nourou, dit Nourou Ouallam, qui est un ami et qui est aussi un artiste et comédien”. L’artiste reconnait que l’essentiel des textes qu’il interprète sont écrits par Seydou Nourou. ”Moi, je ne fais qu’interpréter et chanter. ”Fatouma dara”, c’était une copine de Seydou Nourou, tout comme ”Rama”, mais ce n’est pas le vrai nom de la personne”, confie le chanteur. De moins en moins présent sur scène, il justifie cette absence par le fait qu’il compose beaucoup plus pour des partenaires qui font de la sensibilisation, mais aussi à cause de la morosité économique ambiante et surtout à cause du désintéressement des jeunes à la musique locale. ”Par le passé, déclare-t-il, on nous appelait pour telle ou telle activité ou festivité, mais maintenant la musique au Niger est devenue ce qu’elle est devenue. Je puis vous dire qu’au Bénin, les gens me connaissent plus que les jeunes Nigériens qui eux s’intéressent plus aux musiques d’ailleurs”. ”Chaque année, je me rends dans la capitale béninoise, Cotonou, au mieux deux fois, sur invitation, pour animer des festivités”.
Actuellement, Toukou est en train de travailler sur deux albums, qu’il compte sortir dans deux mois. ”Je suis fasciné par beaucoup d’artistes nigériens, à l’image de Maman Bagna dit Gagé, Issoufou Dan-Yaro Sagé que les mélomanes appellent Mao, Mamoudou Abdou Salam et feu Maman Barka. ”Je respecte et apprécient ces artistes pour leurs textes et pour leurs sons. Pour le reste, leurs musiques sont bonnes mais ils doivent travailler encore plus les contenus de leurs textes. Car à travers la musique, on fait passer un message, certes il y a le son mais c’est surtout le message qui importe et pour bien faire passer un message, le contenu doit être aussi bien conçu”, conseille-t-il. Moussa Toukou a actuellement une trentaine de tubes à son actif.

 

Le sahel.org

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