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Tournoi régional de Handball féminin « Challenge Trophy» : Le Niger bat le Bénin (27 – 22) ; le Nigeria étrille le Togo (50 – 11) en match d’ouverture

27 Fév 19
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Le tournoi de Handball de la Zone III dénommé « challenge Trophy » se tient depuis le lundi dernier à l’Académie des Arts martiaux (ACAM) de Niamey. Le tournoi qui se déroule du 25 Février au 1er mars regroupe le Bénin, le Togo, le Ghana, le Niger et le Nigéria. Pendant ce tournoi, les équipes dames en cadet et en junior vont s’affronter au grand bonheur des amateurs de la discipline.

Concernant les rencontres de la première journée, le match d’ouverture a mis aux prises l’équipe cadette du Nigéria à celle du Togo. A l’issue de cette première rencontre le
Nigeria a étrillé le Togo sur le score de 50 buts à 11. Quant à l’équipe cadette du Niger, elle a affronté celle du Bénin. A la fin de la rencontre, les Nigériennes se sont imposées par 27 buts à 22.
En procédant au lancement officiel du tournoi Challenge Trophy, le Directeur de Cabinet du ministre de la Jeunesse et des Sports M. Issaka Dan Narba s’est d’abord félicité du choix porté sur le Niger pour abriter cette rencontre sportive. A cet effet, il a invité les arbitres à faire preuve d’impartialité pour contribuer à la réussite du tournoi. M. Issaka Dan Narba a demandé aux autres acteurs de se soumettre aux décisions des arbitres pour que la rencontre se déroule dans le fair-play.
Auparavant, la présidente de la Fédération Nigérienne de Handball Mme Bibata Moussa Hassane a indiqué que le Challenge Trophy est une compétition voulue et initiée par le président de la Fédération Internationale de Handball (IHF) M. Hassan Moustafa pour permettre à nos équipes nationales de maintenir le cap afin d’avoir des équipes compétitives aptes à représenter valablement et dignement les différents continents lors des joutes internationales. Mme Bibata Moussa Hassane a rappelé que ce tournoi regroupe cinq pays de la zone III à savoir le Nigéria, le Bénin, le Ghana, le Togo et le Niger en équipes cadettes et juniors.
La présidente de la Fédération Nigérienne de Handball a, en outre, noté qu’à l’issue de cette compétition, le vainqueur de chaque continent bénéficiera d’un soutien financier pour participer à la phase finale intercontinentale du trophée IHF. Notons aussi que le vainqueur de la phase continentale junior est automatiquement qualifié pour le championnat du monde junior. La présidente de la FENIHAND a par ailleurs souligné que le Handball constitue une discipline de brassage et d’apprentissage de la vie en communauté. Mme Bibata Moussa Hassane a, enfin demandé aux joueuses d’être très sportives.

Laouali Souleymane (onep)

Taekwondo/Open d’Hurghada (Egypte) : Le Nigérien Alfaga, médaillé d’or

25 Fév 19
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Le Vice-champion olympique 2016 de Taekwondo, notre compatriote issoufou Alfaga a encore frappé à l’occasion de l’Open d’Egypte qui s’est déroulé du 21 au 24 février dernier dans la ville d’Hurghada. iL a en effet remporté la médaille d’or de sa catégorie
(plus de 87 kilos)
L’Open d’Egypte a regroupé des centaines d’athlètes issus d’une quarantaine de pays d’Amérique, d’Asie, d’Europe, d’Australie et d’Afrique.
Parmi les pays participants on peut citer la Corée (terre de naissance de la discipline), la Chine, l’Angleterre, la France, l’Azerbaïdjan, l’Italie, l’Egypte, le Maroc, la Côte d’Ivoire, et bien sûr le
Niger, etc.
Ce tournoi, classé G2 au calendrier de la Fédération mondiale de taekwondo, offre 20 points à chaque médaillé d’or. Des points
très importants en ce début
de saison pour améliorer le classement mondial et olympique des athlètes dans une année très décisive pour la qualification olympique. Au total 328 athlètes représentant 47 pays ont disputé le tournoi de G2 en plus de 250 jeunes athlètes ayant participé au tournoi cadet qui a lieu les 2 premières journées de la compétition pour la première fois.
Avec ses 20 points engrangés (consécutifs à son or), Alfaga poursuit patient son chemin pour la préparation aux jeux de Tokyo 2020.
Comme, il aime à le dire, «la lutte continue jusqu’à Tokyo 2020 »

Siradji Sanda(onep)

Lutte Tradittionnelle: Naroua Sanou : Portrait d’un ancien gladiateur des arènes

23 Fév 19
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Le nom de Naroua Sanou rappelle encore le refrain des animateurs des arènes lorsqu’il remportait son Sabre face à Sayadi Assoutan à Diffa en 1987. C’est son nom que porte l’Arène des jeux Traditionnels de Tillabéry. Figure emblématique de l’écurie de Niamey avant de regagner celle de Tillabéry avec la création du nouveau département, Naroua a marqué l’histoire de la lutte traditionnelle avec un cachet indélébile. Si certains lutteurs ont découvert l’aire de combat très jeune, Narou Sanou a, quant à lui, fait ses premiers pas dans les arènes à l’âge de 25 ans. Il appréciait la lutte et croyait être un jour en mesure de franchir le grand cercle des gladiateurs nigériens.
En effet, Naroua Sanou est né au village de Bankali dans la région de Tillabéry. Marié à deux femmes et père de quinze enfants, Naroua Sannou est aujourd’hui âgé d’une cinquantaine d’années. Après la lutte traditionnelle, il consacre une bonne partie de ses activités aux travaux champêtres. C’est surtout cette principale activité qui lui permet de couvrir les besoins de sa famille. Bien qu’il ait quitté l’aire de combat, Naroua Sannou est toujours présent autour des jeunes lutteurs de la région de Tillabéry avec qui, il partage ses expériences, et continue à apporter sa pierre à l’édifice pour le rayonnement de la lutte traditionnelle.
Naroua a embrassé la lutte pour avoir été impressionné par des spectacles que livraient certains lutteurs au Nigéria. De retour au pays, le jeune ambitieux lutteur a informé son père de la passion qu’il nourrissait pour la lutte. Il a affiché dès lors sa détermination a effectué son premier pas dans l’Arène en tant que lutteur professionnel, mais son père lui a demandé d’attendre afin qu’il soit mature. Naroua Sanou a pris en compte les observations de son père tout en continuant à s’entrainer profitant de son temps libre dans l’espoir d’effectuer une entrée triomphale dans les arènes. Sa première sélection dans l’écurie de Niamey a été peu fructueuse pour avoir été retenu en qualité de lutteur réserviste. Il a, malgré tout livré trois combats et enregistré deux victoires.
Depuis qu’il a été maintenu comme titulaire, il écopait d’une seule chute tout au long de la compétition. C’est une qualité rare qu’on rencontre chez certains lutteurs. Il a confié avoir affronté ses adversaires avec engagement. Il ne tremblait devant aucun adversaire, son crédo est de terrasser quiconque se dressait sur son chemin. Selon lui, face à l’adversaire, tant qu’il réussissait à prendre le pied ou la tête, il n’hésitait pas à le renvoyer au sol. Ce sont ces qualités qu’il a entretenues jusqu’à la fin de sa carrière. Précisons que Naroua a atteint la finale pour la première fois en 1986 à Zinder face à Kataki de Tahoua. Il a mordu la poussière devant Kataki. Il a affirmé son exploit à l’arène des Jeux Traditionnelles de Diffa pleine à craquer en 1987 et Naroua Sannou a remporté le Sabre national devant Sayadi Assoutane de Tahoua.
Il a dit avoir pris ses distances des arènes avec l’âge par peur d’être humilié par les jeunes. En outre, il a clamé qu’avec l’âge, il est important de laisser la place aux jeunes tout en restant à leurs côtés et leur transmettre certaines valeurs qui feront d’eux des animateurs incomparables des arènes.
Comparant la lutte traditionnelle d’hier à celle d’aujourd’hui, il a soutenu que les combats d’hier se faisaient de la plus belle manière, et il était inconcevable pour un lutteur d’accepter ou proposer des combats arrangés. Il faut seulement compter sur son intelligence et la force de ses biceps a martelé Naroua Sanou. Il reconnait toutefois que sur le plan organisationnel, on débloque aujourd’hui plus de moyens dans la lutte qu’auparavant.
Par ailleurs, il a notifié avoir bénéficié de beaucoup de choses dans la lutte en termes de ressources en espèces comme en nature. Au regard de sa passion pour la lutte, Naroua est en train de préparer son propre enfant pour qu’il puisse combler le vide qu’il a laissé. Il a souligné que son enfant est en phase d’observation, car il a pris part aux dernières éditions du sabre national en tant qu’observateur. Mais il a rassuré que très bientôt, il fera son entrée dans les Arènes. Il retient encore de ses combats mémorables ses confrontations avec Maâzou Abdou, et Issaka Issaka de Maradi pour avoir livré un combat qui a durée 48 heures. S’agissant du lutteur qui l’impressionnait, il a indiqué que c’était Kadadé Zambo qui les impressionnait. Dès qu’il faisait son entrée dans l’aire de combat, il était ovationné par le public.
Naroua Sanou s’est félicité de l’attention que le Chef de l’Etat accorde à la lutte. Ce qui a permis à plusieurs familles œuvrant dans la lutte traditionnelle de bénéficier de divers avantages en termes de cadeaux.

Laouali Souleymane(onep)

Can U20 Niger 2019 : le Mali, champion d’Afrique pour la première fois

18 Fév 19
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Victorieux du Sénégal ce 17 février 2019, après la fatidique séance des tirs au but (3 à 2), les aiglons du Mali ont remporté pour la première fois de leur histoire la Coupe d’Afrique des nations dans la catégorie des moins de 20 ans (U20).

Une victoire qui a eu du mal à se dessiner puisque durant 120 minutes, les deux équipes se sont neutralisées sur un score de parité d’un but partout. Mais, finalement, les aiglons du Mali sont parvenus à battre le Sénégal pourtant présenté comme un sérieux prétendant pour le titre.

Alors, comme lors de la demi-finale face au Nigeria, les Maliens ont une fois de plus réussi à déjouer les pronostics.

Avec cette victoire historique, le Mali rejoint le cercle très fermé des vainqueurs de la CAN U20. Le Sénégal quant à lui s’incline pour la troisième fois d’affilée en finale de cette compétition.

En match de classement, l’Afrique du Sud qui est venu à bout du Nigéria au terme de la séance des tirs au but, occupe la troisième place.

Toutes ces quatre équipes sont qualifiées pour la Coupe du monde U20, qui se déroulera du 23 mai au 15 juin 2019 en Pologne.

CAN-U20 Niger 2019 : Le Mali et le Sénégal en finale

14 Fév 19
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Le Mali a battu le Nigéria hier après midi au Stade Général Seyni Kountché de Niamey, en demi-finale de la Coupe d’Afrique des Nations Total de moins de 20 ans, Niger 2019. Mais il a fallu attendre la séance des Tirs au but pour que les maliens remportent la manche sur un score de 4 buts à 3.
Les flying Eagles du Nigeria ont débuté la rencontre avec beaucoup de détermination en s’imposant sur le plan technico-tactique. Ils ont réussi à perforer la défense d’acier instaurée par l’entraineur malien, mais sans atteindre l’objectif. Le portier malien Coulibaly Alkalifa qui était resté serein tout au long de la première partie du match, a déjoué toutes les manœuvres venant de l’attaque nigériane. Plus le match se poursuivait, plus les maliens ont repris confiance en revenant dans le jeu avec des actions autour de la surface de réparation nigériane. Ce qui a commencé à faire douter les flying Eagles. Les actions venaient des deux côtés jusqu’à la fin de la première mi-temps.
A la reprise du match, les Aiglons Maliens ont fait ombrage aux Nigérians en prenant le contrôle du terrain. Ils ont intensifié la pression dans le but d’arracher la victoire. Les Aiglons maliens ont reconstruit leur système technique et coordonnent leurs mouvements de manière cohérente. Ce qui a permis à Mamadou Traoré d’ouvrir le score à la 79ème minute de jeu. Après avoir été servi du côté droit par son coéquipier, il a administré un missile que le portier du Nigéria Olawale Oremade n’a pas pu arrêter. Le Mali menait alors un but à 0, et le match venait d’être relancé pour les Flying Eagles qui s’acharnent pour revenir au score. Dans les mêmes conditions que les Maliens, le Nigérian Paschal Durugbor, éliminait un défenseur malien avant d’envoyer le ballon droit dans la cage du portier malien du côté gauche à la 87ème minute (1-1).
Le match s’est poursuivi avec des bonnes intentions des deux côtés, mais aucune des équipes n’arrivait à faire la différence. L’arbitre a renvoyé les deux équipes à la prolongation à la fin du temps réglementaire. Mais, le résultat était resté d’un but partout jusqu’à la fin de la partie. Ce qui a conduit les deux équipes à la séance fatidique des tirs au but. Les Maliens qui avaient confiance en leur portier, ont exécuté la séance des tirs au but avec beaucoup plus d’assurance et d’optimisme. A l’issue de la séance des tirs au but, le Mali s’est imposé par 4 buts à 3. C’est la première équipe à se qualifier pour la finale. Le deuxième match en vue de l’obtention de l’autre ticket pour la finale a été disputé entre le Sénégal et l’Afrique du Sud. Et c’est le Sénégal qui s’est imposé sur le score d’un but à zéro.

Laouali Souleymane(onep)

Première édition du Hottungo de Birni N’Gaouré : Un grand rendez-vous dédié au renforcement de la cohésion sociale

13 Fév 19
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Le quartier Silinkaye, dans la commune urbaine de Birni N’Gaouré, a abrité du 9 au 10 février 2019, sa première édition du Hottungo, ou fête annuelle des éleveurs. L’événement a été organisé par l’association des éleveurs Kawtal Waafakey avec l’appui du Ministère de l’Agriculture et de l’Elevage, du Haut-Commissariat à l’Initiative 3N, du Millénium Challenge, de la Haute Autorité à la paix et des organisations professionnelles d’élevage. Le thème retenu pour cette année est « Quel cadre de concertation et d’échanges culturelles pour une transhumance apaisée avec 0 conflit, 0 perte en vie humaine entre les communautés pastorales et agro-pasteurs de la région de Dosso à l’horizon 2021 ».
Le Hotungo est une fête annuelle des éleveurs, une opportunité pour eux où se créent des unions, des opportunités socio-culturelles. C’est un cadre de retrouvailles, de concertation et d’échanges culturels pour les éleveurs. C’est aussi une occasion pour les autorités et autres acteurs de développement de lancer des appels à l’endroit des populations pour la gestion durable des ressources naturelles, la prévention des conflits agriculteurs-éleveurs et bien d’autres sujets d’actualités.
La cérémonie a été placée sous la présidence du ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture et de l’Elevage, M. Albadé Abouba, en présence du 4ème vice-président de l’Assemblée nationale, de plusieurs députés nationaux, des membres du gouvernement, de nombreuses personnalités civiles et militaires, de plusieurs invités de marque venant des pays voisins notamment le Nigéria avec la délégation de l’émir de Gondou Elhadj Mohamed Illiassou Bachar ; le Burkina Faso ; le Ghana ; des artistes renommée du Niger, du Nigéria et du Burkina Faso étaient aussi de la fête ; des forums, des conférences ont aussi constitué le menu des manifestations.
Dans l’allocution qu’il a prononcée en cette circonstance, le ministre d’Etat, ministre de l’agriculture et de l’élevage, M. Albadé Abouba a indiqué que la présence , massive de tous ceux qui ont effectué le déplacement témoigne de l’intérêt qu’ils portent au secteur agro-pastoral dans son ensemble et plus particulièrement au secteur de l’élevage. Le Hottungo, a dit en substance le ministre de l’agriculture et de l’élevage, offre un espace d’interaction, de partage et de communion pour mieux valoriser l’agro-pastoralisme. Cette heureuse initiative a-t-il précisé est une preuve concrète de la forte adhésion et la pleine implication de la politique agricole du Niger de l’initiative 3N, dont l’objectif fondamental est l’éradication définitive de la faim et de la pauvreté dans notre pays.
Tout au long de son intervention, M. Albadé Abouba s’est longuement appesanti sur le programme de renaissance acte 2, qui fait de la sécurisation du secteur animal une priorité par des mesures fortes. Le ministre d’Etat a également évoqué la problématique du pastoralisme. M. Albadé Abouba a exhorté toutes les organisations pastorales, paysannes, les producteurs, les consommateurs, les distributeurs, les organismes de recherche, les ONG, les industriels agropastoraux à beaucoup plus d’initiatives d’organisation et de synergie pour une production quantitative, qualitative et compétitive des produits afin de faire du secteur rural le levier de notre développement économique , social et culturel.
Le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture et de l’Elevage a émis le souhait qu’au sortir des échanges et partages de ce cadre du Hottungo que les conditions de sa pérennisation soient mieux définies et adoptées et surtout préservées. M. Albadé Abouba a réaffirmé à l’assistance l’engagement de son ministère à œuvrer résolument à accompagner le processus conformément aux orientations et aux directives du président de la république Issoufou Mahamadou.
Pour sa part, le ministre de la Renaissance Culturelle, des arts et de la modernisation sociale, M. Assoumana Mallam Issa, a remercié les initiateurs de cet évènement qui s’inscrit dans le plan d’action de son ministère. Le Hottungo et le Habanayé en milieu peulh, la Wassan-kara à Zinder et le Gosso chez les Sonraï, a-t-il indiqué constituent autant d’expressions de promotion de la paix, de la cohésion sociale pour la construction d’un Niger émergent.
Auparavant, le Gouverneur de la région de Dosso, la maire de la commune urbaine de Birni N’Gaouré, la présidente de l’association Kawtal Waafakey ainsi que le représentant des éleveurs se sont réjouis de la réussite de cette première édition du Hottungo de Birni N’Gaouré. L’émir de Gondou a de son côté rappelé l’excellence des relations entre l’Etat de Kebbi au Nigéria et la région de Dosso en général et l’émirat de Gondou et le canton de Birni N’Gaouré en particulier.
Le public a ensuite eu droit à un passage des femmes peulhs portant tout l’équipement de la case d’une jeune mariée reflétant ainsi la culture peulh ; un défilé des bovins, des ovins du canton de Birni N’Gaouré ainsi que ceux des camelins ; des animaux bien entretenus qui ont émerveillé l’assistance. Divers prix en nature ont été remis aux meilleurs dresseurs d’animaux. Le clou des manifestations a été la visite guidée des différents stands.

Mahamane Amadou ANP-ONEP/Dosso

CAN U20: LE SÉLECTIONNEUR DU NIGER REND SON TABLIER

12 Fév 19
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Soumaila Tiémogo a adressé sa démission à la FENIFOOT (Fédération nigérienne de football), dimanche, soit 48h après l’élimination du Mena en phase de groupes de sa CAN U20.

Le technicien évoque « des raisons personnelles).

Premier entraineur à emmener le Niger dans une Coupe du monde de la FIFA (U17 en 2017), Tiemogo a passé 3 ans à la tête des sélections cadette et junior du pays.

L’objectif de la Fenifoot à cette CAN U20 était une qualification pour la Coupe du monde en Pologne. Le Niger a terminé avec 2 points en 3 matchs soit deux matchs nuls face à l’Afrique du Sud et au Burundi.

 

 

Africa Top Sports

Poursuite de la CAN-U20, Niger 2019 : Le Niger toujours dans la course malgré un nul face au Burundi (3-3)

07 Fév 19
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Les rencontres entrant dans le cadre de la Coupe d’Afrique des nations U20 Niger 2019, se poursuivent sur les installations du Stade Général Seyni Kountché (SGSK) de Niamey et du stade régional de Maradi. Au cours du deuxième match de la journée d’hier, le Niger et le Burundi se sont neutralisés sur le score prolifique de 3 buts partout. Un peu plus tôt, le Nigeria et l’Afrique du Sud se sont aussi séparés sur un score nul de zéro but partout. Dans ce groupe A, le Nigeria a quatre points, le Niger et l’Afrique du Sud, deux chacun tandis que le Burundi compte un seul point. Malgré ce nul contre le Burundi, le Niger reste encore dans la course. La qualification se jouera lors de la troisième journée qui verra les oppositions Niger-Nigeria et Afrique du Sud-Burundi.
Il faut rappeler dans le groupe B qui évolue à Maradi, le Ghana a rencontré le Burkina Faso, le lundi 4 février dernier à partir de 13h30 sur les installations du stade régional. A l’issue d’un match dominé par les Black Satellites du Ghana, les Etalons juniors du Burkina Faso se sont logiquement inclinés sur le score de 0 but contre deux.
Dès l’entame de ce match, les Black Satellites se sont montrés supérieurs et plus explosifs tant du point de vue technique qu’athlétique. Ils ont imposé leur domination même si les Etalons ont réussi à équilibrer relativement la partie et même à s’offrir quelques occasions. Avec cette défaite, les étalons burkinabè et les Aiglons maliens (battus dimanche dernier 2-0 par les Lionceaux de la Téranga) n’ont pas le droit à l’erreur dans le match qui va les opposer aujourd’hui à partir de 13h30, toujours au stade régional de Maradi. Quand aux Ghanéens, ils croiseront le fer avec les Sénégalais, (vainqueurs des Maliens) à partir de 16h30.
Autant dire que les deux rencontres seront explosives. Dans le premier match, Maliens et Burkinabè vont se battre pour la survie dans la compétition, alors que dans le second match, Nigérians et Sénégalais vont lutter pour une qualification directe au deuxième tour de la compétition en cas de victoire. Aucun calcul n’est envisageable pour les quatre équipes de ce groupe. Ce qui promet du spectacle pour les spectateurs de la capitale économique et plus globalement pour les amateurs du ballon rond.
Siradji Sanda(onep)

Cinéma : « Ma belle-mère Ma Coépouse » a fait bonne impression chez le public de Niamey

05 Fév 19
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Sorti en 2018 le film fiction « Ma belle-mère Ma Coépouse », un long métrage de 75 minutes du réalisateur Moussa Hamadou Djingarey a fait l’objet d’une cérémonie de première projection le 2 février dernier au Palais des Congrès de Niamey. De nombreux cinéphiles ont fait le déplacement pour apprécier ce film tourné à Agadez, ville du nord Niger avec des acteurs locaux. Le film est en sélection officielle panorama au Festival Panafricain de Cinéma de la Télévision de Ouagadougou (FESPACO) 2019.
Avec « Ma belle-mère Ma Coépouse » le réalisateur Moussa Hamadou Djingarey semble opérer un changement de registre dans ses films de fiction, comparativement à « Hassia, amour ou châtiment » ou « Le pagne » dans lesquels le réalisateur est sur des sujets qui évoquent surtout la souffrance avec des réalités comme le mariage précoce et forcé, le viol et leurs conséquences. Comparée à ces deux films, la fiction «Ma belle-mère Ma Coépouse », est moins bouleversante. Le film tourné en langues Haoussa et Français est plutôt amusant. Sa trame porte sur la vie d’un jeune couple. Raicha une jeune femme touarègue de 25 ans, mariée à Hamada, un instituteur. Mais la vie paisible de ce couple sera mise à rude épreuve par Agaïsha, la mère de Hamada qui, obnubilée par ses préjugés va contraindre son fils à mettre fin à son mariage avec Raicha.
Le réalisateur présente la fiction comme un film à caractère pédagagique. Mais, ce qui est évident, l’aspect comique de ce film du genre comédie a été apprécié par le public qui a fait massivement le déplacement du Palais des congrès de Niamey pour l’avant-première de « Ma belle-mère Ma Coépouse ». Certes il y a de quoi émouvoir dans la séquence où, pour obéir à sa mère, Hamada se sépare de Raicha sa femme. Mais l’on se consolera en comprenant que cela fait partie d’un plan très « théâtrale », auquel recourt le jeune couple en simulant un divorce avec la complicité de Aghali, le mari de la mère de Hamada. Le plan comporte un arrangement qui fait de Raicha la seconde épouse de Aghali : ce sera à la surprise « renversante » pour elle, que la mère de Hamada constatera que sa coépouse n’est rien d’autre que l’ex-femme de son enfant.
Le public a ri beaucoup de la vieille femme qui s’est retrouvée alors confrontée à un autre casse-tête, la vie de polygamie, avec leur mari qui feint de ne s’intéresser qu’à la jeune mariée dont les coquetteries provoquent l’ire et la jalousie de Agaisha. Trop drôle la vieille Agaisha qui s’efforce maladroitement de contrer elle aussi les coquetteries de sa jeune coépouse. Le dénouement du film a été également apprécié par le public, car la vieille a fini par craquer, suppliant la jeune Raicha de divorcer et de reprendre son mari Hamada, avec le ferme engagement d’œuvrer à la tranquillité de leur couple. On retrouve un peu dans « Ma belle-mère Ma Coépouse », les thèmes des autres films de Moussa Hamadou Djingarey : le mariage, la femme, la famille, la tradition, la religion. Certains détails des séquences de cette fiction, rappellent des survivances ou l’emprise de certaines croyances.
Le film de Moussa Hamadou Djingarey met en lumière la vieille ville d’Agadez, dont certains quartiers sont inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO. Ce qu’a réussi à faire le réalisateur avec de bonnes images, en format 4K. Mais c’est « un film à petit budget », financé par le réalisateur. Ce qui explique peut-être le casting du réalisateur, avec un nombre relativement réduit d’acteurs qui du reste, jouent pour la première fois dans un film. Mais pour une première expérience, Aboubacar Hamma, Mariama Boukari, Djamila Almoctar, Bachir Djibo, les principaux acteurs du film, ont fait montre de talent et d’une certaine maitrise de rôle. « Ma belle-mère Ma Coépouse », a fait bonne impression chez le public de Niamey. Il reste à voir l’accueil que le film aura au FESPACO 2019 où il est en sélection officielle panorama.

Souley Moutari(onep)

Concours sous régional de Miss Littérature 2019 : Ali Firdaoussou et Mahamane Alou Arzika Farida défendent les couleurs nationales

01 Fév 19
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Le comité d’organisation de la saison littéraire 2019 a lancé ses activités mardi dernier au Bénin. La présidente du comité d’organisation de ce concours, Mme Carmen Toudonou, lors d’une conférence de presse, a donné des informations générales sur cette édition, notamment la composition du jury, les cadeaux à octroyer et les perspectives. Le Niger est présent à ce concours grâce à sa Miss littérature Melle Ali Firdaoussi, élève au Lycée Clab et sa dauphine, Melle Mahamane Alou Arzika Farida, élève au Lycée Mariama.
Concernant les informations sur l’édition, la présidente du comité d’organisation de ce concours a indiqué que Miss Littérature est cette année à sa troisième édition, après une première édition organisée en 2016, et une 2ème en 2017. Après ces deux éditions nationales et annuelles, le concours est devenu biennal et sous-régional. Le thème de la 3e édition est : »l’écrivain face à la problématique de l’engagement ».
« Nous avons tenu en 2018 les phases nationales, au Niger en mai, ensuite au Bénin en juillet, au Togo en novembre et enfin en Côte d’Ivoire en décembre. Ceci nous a permis de sélectionner deux filles par pays : une Miss et sa dauphine par pays », a t- elle dit avant de préciser que ces huit lauréates prendront part le 27 juillet 2019 à la grande finale sous régionale de Cotonou. Une miss et ses 3 dauphines seront élues. Toutes les finalistes seront primées. Le concours Miss Littérature s’adresse aux jeunes filles, âgées de 18 à 24 ans. Aucun critère physique, à part l’âge et le sexe, n’est exigé.
Le jury de cette édition 2019 est composé d’écrivains et de personnalités du monde culturel, originaires de pays différents de ceux en compétition. «Nous aurons une écrivaine malienne qui présidera le jury, aux côtés d’un écrivain français que nous ferons venir à Cotonou de même qu’un écrivain camerounais», a t- elle souligné.
Parlant du déroulé du concours, elle a expliqué qu’il y aura quatre passages des candidates qui se déclinent par une parade de présentation des candidates, un défilé en tenue traditionnelle plus une présentation originale des candidates, un défilé en tenue de ville, des réponses aux questions de littérature et une tenue de soirée, plus une présentation du roman imposé. Ensuite, des réponses aux questions du jury.
En prélude à la soirée finale, chacune des 8 finalistes recevra un exemplaire du roman africain imposé : il s’agit de Babingo, au nom des acculturés, un excellent roman signé d’un béninois : M. Moussibahou Mazou. En marge de la soirée finale, une conférence débat sur le thème du concours, regroupant tous les écrivains présents à Cotonou dans le cadre de Miss Littérature et les auteurs nationaux, sera organisée, de même qu’une foire-exposition d’ouvrages d’auteurs africains. Il est également prévu une tournée touristique des candidates sur différents sites béninois, pour faire découvrir la richesse de notre patrimoine.
Pour ce qui est des prix à octroyer, la Miss remportera une couronne, une moto, un ordinateur portable, une liseuse, un iPad, un séjour accompagnée d’une dame membre du comité dans un pays à déterminer, un lot de dictionnaires, un lot de livres et divers lots en nature. Les trois dauphines auront chacune un ordinateur portable, une liseuse, un iPad, un lot de dictionnaires, un lot de livres et divers lots en nature (sponsors).
En perspectives, la vision est d’élargir Miss Littérature au plus grand nombre de pays. Pour la biennale 2020-2021, les dispositions sont prises pour que, outre le Bénin, le Niger, la Côte d’Ivoire et le Togo, au moins quatre autres pays fassent partie de l’aventure. Il s’agit du Burkina-Faso, de la Guinée Conakry, du Cameroun et du Mali. Cette liste pourrait s’allonger…

Aïssa Abdoulaye Alfary(onep)

26ème FESPACO : Le Niger en sélection officielle avec trois documentaires en compétition et deux autres films en panorama

31 Jan 19
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La 26ème édition du Festival Panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) qui se tiendra du 23 février au 2 mars 2019 sous le thème « Mémoire et Avenir des cinémas africains » coïncide avec le cinquantenaire du plus grand rendez-vous cinématographique de l’Afrique et de la diaspora. Le Niger participe à cette biennale avec cinq films.
Trois films documentaires des réalisateurs nigériens figurent dans la sélection officielle, en compétition à la 26ème édition du Festival Panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou(FESPACO). Deux autres films sont annoncés en projection panorama. Pour les films documentaires sélectionnés il y a un long métrage, « Solaire Made in Africa» du réalisateur Saguirou MALAM ; un court métrage « Bibata est partie» de la réalisatrice Nana Hadiza AKAWALA et dans la catégorie film d’école « L’Algaita au cœur du Manga », dont le réalisateur est Ari ADAM de l’Institut de Formation aux Techniques de l’Information et de la Communication (IFTIC).
Un autre film, « AU CŒUR DU BROUILLARD » du nigérien Mohamed BOUREIMA ADAMOU étudiant à l’Institut Supérieur de l’image et du Son/ Studio Ecole / ISIS/SE du Burkina Faso a été sélectionné également dans cette catégorie.
Parmi ces documentaires, « Solaire made in africa » de Saguirou MALAM, sorti en 2017 porte sur l’œuvre de feu Pr Abdou Moumouni ; un hommage à cet illustre chercheur nigérien dont l’Université de Niamey porte le nom. Le film est en compétition pour la catégorie long métrage documentaire qui, avec sa revalorisation, est désormais dotée des Etalons et des poulains. Quant au court métrage « Bibata est partie», de Nana Hadiza AKAWALA, sorti en 2018, il évoque « l’univers des femmes de ménage ».

Les deux films retenus en panorama sont « Etincelles » de Riba Bawa KADADE et « Ma belle mère ma co-épouse » du réalisateur Djingarey MOUSSA HAMADOU, dont le vernissage officiel est annoncé pour le 2 février 2019 au Palais des congrès de Niamey.
Pas de film fiction nigérien en course pour l’étalon d’or de Yennenga

Pour la catégorie film long métrage, où le Niger a remporté en 1972 le premier étalon d’or de Yennenga, le plus prestigieux prix de ce festival, grâce à Oumarou Ganda avec son film le « Wazzou polygame », le pays est non partant à l’édition 2019. Aucun film nigérien n’a été sélectionné, parmi une vingtaine de films d’Afrique en course pour la plus prestigieuse récompense du FESPACO. Ce qui en dit long sur l’évolution de la production cinématographique nigérienne, confrontée à des difficultés.
Mais cette 26ème édition du FESPACO a peut-être quelque chose de motivant pour les «acteurs » du domaine du 7ème au Niger, avec l’hommage qui est annoncé aux classiques du cinéma africains dont feu Oumarou Ganda fait incontestablement partie. Son film le « Wazzou polygame » a eu le mérite de décrocher en 1972 le premier étalon d’or de Yennenga de l’histoire du FESPACO.

Des innovations pour le festival

Une sélection spéciale est au programme de la 26ème édition du FESPACO dans le cadre de la célébration de son cinquantenaire. Il est ainsi prévu des classiques des cinémas d’Afrique et de la diaspora, les films emblématiques des 50 dernières années ; une rétrospective des films étalons d’or de Yennenga ; les films restaurés du patrimoine des cinémas d’Afrique et de la diaspora. En ce qui concerne la compétition des films, il y a une revalorisation pour la catégorie des films documentaire dotée des Etalons et des poulains et d’une salle identifiée pour les galas de projection ; la création d’une nouvelle section pour les films d’animation ; les débats forums des films en compétition, etc.
Au niveau du Marché international du cinéma africain (MICA), qui depuis 1983 se tient en même temps que le FESPACO, il y a des espaces de rencontre/discussions thématiques ; le forum du film d’animation ; la réalisation d’une plate-forme de visionnage en ligne. Et, il y a toujours la tradition du pays invité. Apres l’Egypte en 2015 et la Côte d’Ivoire en 2017, le FESPACO met en lumière lors de cette 26ème édition, le Rwanda qui est le pays invité d’honneur.
Le festival qui allait devenir le FESPACO a vu le jour en 1969, mais c’est en 1972 que l’événement a pris un tournant. C’est l’année où il fut institutionnalisé par l’Etat burkinabé, qui lui apporte un soutien conséquent. Le festival est placé ainsi sous la tutelle du ministère de la Culture. C’est lors de cette troisième édition, celle de 1972, que le festival prend le titre de Festival panafricain de cinéma de Ouagadougou (FESPACO) et un « grand prix du festival » portant le nom d’Étalon de Yennenga (en référence à la princesse Yennenga, mythe fondateur de l’empire Mossi) est créé. Dès lors les films ne sont plus seulement présentés, ils sont désormais en compétition. Les éditions suivantes ont lieu en 1973, 1976, et le Fespaco est devenu bisannuel à partir de 1979. En 1983, le MICA (Marché International du Cinéma africain) est créé. Il a pour but de favoriser la vente et la distribution des films africains en mettant notamment en relation les professionnels du cinéma avec les chaînes de télévision.
Souley Moutari (onep)

Les lauréarts de l’Étalons de Yennenga de 1972 à 2017

1972 – Le Wazzou polygame d’Oumarou Ganda (Niger), 1970, 38 min
1973 – Les Mille et une mains de Souheil Ben Barka (Maroc), 1971, 75 min
1976 – Muna Moto de Jean-Pierre Dikongué Pipa (Cameroun), 1975, 89 min
1979 – Baara de Souleymane Cisse (Mali), 1978, 93 min
1981 – Djeli de Fadika Kramo-Lanciné (Côte d’Ivoire), 1981, 92 min
1983 – Finyé de Souleymane Cissé (Mali), 1982, 105 min
1985 – Histoire d’une rencontre de Brahim Tsaki (Algérie), 1983, 80 min
1987 – Sarraounia de Med Hondo (Mauritanie), 1986, 120 min
1989 – Heritage… Africa de Kwah Ansah (Ghana), 1989, 110 min
1991 – Tilaï d’Idrissa Ouédraogo (Burkina Faso), 1990, 81 min
1993 – Au nom du Christ de Roger Gnoan M’Bala (Côte d’Ivoire), 1993, 82 min
1995 – Guimba de Cheick Oumar Sissoko (Mali), 1995, 93 min
1997 – Buud Yam de Gaston Kaboré (Burkina Faso), 1997, 99 min
1999 – Pièces d’identités de Mwezé Ngangura (Congo RDC), 1998, 97 min
2001 – Ali Zaoua de Nabil Ayouch (Maroc), 2000, 90 min
2003 – Heremakono d’Abderrahmane Sissako (Mauritanie), 2002, 95 min
2005 – Drum de Zola Maseko (Afrique du Sud), 2004, 104 min
2007 – Ezra de Newton Aduaka (Nigéria), 2007, 102 min
2009 – Teza de Hailé Gérima (Éthiopie), 2005, 134 min
2011 – Pégase de Mohamed Mouftakir (Maroc), 2009, 104 min
2013 – Tey (Aujourd’hui) d’Alain Gomis (Sénégal), 2012, 88 min
2015 – Fièvres d’Hicham Ayouch (Maroc), 2014, 90 min
2017 – Félicité d’Alain Gomis (Sénégal) 2017, 129 mn

Niamey: Vernissage de l’exposition « Forêts claires-Forêts obscures » de Melle Fatouma Akina : Coup de projecteur sur les croyances animistes

28 Jan 19
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Le Centre Culturel Franco-Nigérien (CCFN)-Jean Rouch de Niamey a servi de cadre, le 23 janvier dernier, au vernissage de l’exposition de Melle Fatouma Akiné. C’était une exposition agrémentée d’une belle mise en scène. Le thème de l’œuvre est inspiré du livre de l’écrivain sénégalais Felwine Sarr « Dahij ». C’est le Directeur général du CCFN Jean Rouch de Niamey, M. Olivier Lange qui a présidé la cérémonie de lancement de l’exposition qui durera six (6) jours, du 23 au 28 janvier 2019. L’on notait à cette occasion, la présence plusieurs artistes et amateurs d’arts.
L’exposition présente un ensemble de toiles, collages, croyances et trois installations à base d’objets traditionnels et symboliques de la culture nigérienne mélangés à des éléments de récupération. Dans le tableau constituant cette œuvre, le public a apprécié le spectacle de danse-transe accompagné d’un texte de slam. Un cocktail que l’artiste a bien voulu offrir au public.

Pourquoi le choix de ce titre pour un tel spectacle ?

Dans son livre Felwine Sarr écrit qu’il « arrive un jour où chaque homme doit traverser sa propre forêt. Dense ou clairsemée, obscure ou éclaire, (…). Assumer sa part de l’obscurité du monde. Chasser un peu de sa nuit et porter sa part du jour du monde ». C’est cette pensée de fois philosophique et empirique que la jeune artiste a choisi de développer et de traduire en exposition et spectacle. « C’est une pensée que j’ai découverte et qui m’a inspirée. Après mure réflexion j’ai décidé de créer cette œuvre », a confi Melle FatoumaAkiné.
Née au Niger, grandi au Mali et ayant voyagé dans la sous-région et en Libye, Fatouma Akiné revendique son métissage culturel tout en gardant une identité nigérienne forte. Elle a choisi, pour cette première exposition individuelle, d’évoquer l’animisme, l’invisible, l’âme qui habite toute chose. « C’est ça, l’appel de la forêt » explique-t-elle.
Pour suivre ce spectacle, il faut avoir une concentration et surtout garder le sang-froid, car l’artiste laisse voir un tableau mystique. L’exposition a eu lieu dans le hall d’exposition du CCFN. C’est dans un espace sombre, éclairé aux bougies et à des lampes à pétrole que l’artiste a voulu présenter sa danse-transe. Le décor est fait avec plusieurs objets et tableaux qui renvoient à l’animisme. Dans un petit moment l’artiste plonge son public dans les réalités rituelles et les croyances animistes typiques de nos sociétés africaines.
« Si j’ai décidé d’aborder ce thème, c’est parce que j’ai remarqué que cette tradition est devenue comme un tabou et de plus en plus on en parle plus. Et si on n’en parle pas, cette riche tradition disparaitra. Voilà pourquoi j’ai décidé de briser le silence et ressusciter cette belle tradition, cette magnifique culture, cette croyance qui à tout son sens et sa place dans nos sociétés traditionnelles. C’est autant pour moi une manière de dire à ceux qui y croient et qui ont peur d’en parler de se libérer», a déclaré Melle Fatouma Akiné.
Pour sa part, le Directeur Général CCFN Jean Rouch de Niamey, M. Olivier Lange s’est réjoui de cette prestation et a encouragé la jeune artiste. « C’est une jeune fille qui a plein de talent, engagée, déterminée et qui dispose d’un potentiel important. Je la félicite et l’encourage », a-t-il dit.

Ali Maman(onep)

CAN U20 : le Niger met les bouchées doubles pour une organisation réussie de l’évènement

16 Jan 19
voiceniger

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Le Niger va organiser pour la première fois la phase finale de la 21e Coupe d’Afrique des Nations des moins de 20 ans (CAN U20), du 2 au 17 février 2019, à Niamey et à Maradi (Centre-sud). Pour relever le défi, les autorités nigériennes mettent les bouchées doubles, a-t-on constaté.

Huit équipes africaines s’affronteront au cours de cette phase finale, réparties entre le groupe B, qui sera basé à Maradi, composé du Burkina Faso, du Ghana, du Mali, et du Sénégal, et le groupe A à Niamey, comprenant le Niger, le Nigeria, l’Afrique du Sud et le Burundi.

Au stade Général Seyni Kountché, fruit de la coopération sino-nigérienne, d’une capacité de 30.000 places et répondant aux normes internationales, les préparatifs vont bon train pour accueillir les compétitions. « Nous n’avons rien à envier aux autres stades du point de vue capacité, du point de vue entretien de la pelouse » a indiqué son directeur Ly Hamadou Tabsir.

A Maradi également, la capitale économique du Niger, tout est fin prêt selon le ministre nigérien des Sport et président du comité local de l’organisation de la CAN U20, M. Kassoum Mocktar, qui a effectué un déplacement en fin de semaine dernière pour évaluer le niveau d’exécution des travaux des infrastructures, notamment le stade, qui connait un renforcement de sa capacité et le nouveau stade d’entraînement, dont la pose du gazon synthétique est à sa phase finale.

Le ministre de la Jeunesse, accompagné d’une forte délégation, qui a également visité les hôtels, les sites d’hébergement et l’aéroport répondant aux normes internationales pour s’assurer du niveau des préparatifs, a déclaré que « toutes les dispositions étaient prises pour une réussite parfaite de l’événement ».

Le Niger, dont c’est la première participation à la compétition, disputera le match d’ouverture contre l’Afrique du Sud.

La finale aura lieu dans l’après-midi du dimanche 17 février prochain au stade Général Seyni Kountché de Niamey.

Les deux premiers de chaque groupe se qualifieront pour la Coupe du monde des moins de 20 ans 2019.

Dans son message de voeux du Nouvel An, le président nigérien Mahamadou Issoufou a invité ses compatriotes à recevoir leurs hôtes de la CAN U20 « avec une légitime fierté et une hospitalité qui n’a jamais fait défaut en pareille circonstance », conformément aux traditions et coutumes nigériennes.

15 janviier 2019
Source :http://french.china.org.cn

40e édition du Sabre National de lutte traditionnelle : Kadri Abdou dit Issaka Issaka, sacré champion national

06 Jan 19
voiceniger

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Le nouveau roi des arènes est connu depuis hier après-midi à l’arène Naroua Sanou de Tillabéri à l’issue de la finale de la 40ème édition du Sabre National de la lutte traditionnelle ayant opposé Kadri Abdou dit Issaka Issaka de Dosso à Noura Hassane également de Dosso. Au bout de 4 minutes 14 secondes de combat, Issaka Issaka disposa du jeune Noura Hassane, remportant ainsi, pour la 3ème fois, le Sabre National. Précisons que la finale s’est déroulée dans la joie et l’allégresse en présence du Premier ministre, Chef du gouvernement, SE Brigi Rafini, entouré de plusieurs membres du gouvernement, ayant effectué le déplacement afin de porter un cachet particulier à cet événement national. Comme lors des éditions précédentes, le Président de la République, SE Issoufou Mahamadou, a mis à la disposition des acteurs de la lutte une somme de 42 millions de FCFA et une importante quantité de vivres.
Il faut rappeler que Kadri Abdou a terrassé dans la matinée au cours de la demi-finale qui l’a mis aux prises à Ibrahim Namata de Dosso avant d’aller en finale. Quant à Noura Hassane, il a brisé l’espoir de Soumaïla Abdou également de Dosso pour franchir la phase finale.

Dosso, s’arroge les quatre premières places
Pour revenir au combat de la finale, il y a lieu de dire qu’il a été de courte durée du fait que Kadri Abdou dispose d’un capital d’expérience et de tactiques, pour avoir déjà remporté à deux reprises le prestigieux Sabre national précisément en 2015 à Agadez, et en 2016 à Dosso. Au cours de cette confrontation, Noura Hassane a tout simplement subi le diktat de Kadri Abdou avant de mordre la poussière. Pour ce qui est du combat pour le classement aux 3ème et 4ème places, il a opposé Soumaïla Abdou à Ibrahim Namata. A l’issue de la confrontation, c’est Ibrahim Namata qui a remporté la manche en 7 minutes 44 secondes de combats.
Après le port de turban symbolisant le sacre du nouveau roi des arènes, le champion en titre a reçu une somme de dix millions de FCFA et le précieux Sabre National des mains du Premier ministre, Chef du gouvernement, SE Brigi Rafini. Le vice-champion a également reçu une somme de cinq millions de FCFA. Ajoutons que le champion des malvoyants Mahamadou Issoufou de Zinder a été aussi intronisé. Il a, à cet effet, reçu son Sabre des mains du ministre de la Jeunesse et des Sports, M. Moctar Kassoum.

Concernant le classement par région, c’est la région de Niamey qui est en tête avec 124 points, suivie de Dosso avec 119 points, et enfin Maradi occupe la 3e place avec 115 points. S’agissant du prix du meilleur technicien, il a été attribué au jeune Djibril Seydou de Tillabéry. Quant à Mourtala Gwassalé de Maradi, il a raflé le prix de fair-play.
Au cours de la cérémonie qui a été riche en animation culturelle et aux prestations produites par les lutteurs à travers les combats de vives technicités ayant répondu aux attentes, le Chef du gouvernement s’est félicité des résultats obtenus lors de la 40e édition du Sabre national. Il a salué l’accueil que la population de Tillabéri a réservé aux participants. Le Chef du gouvernement a par ailleurs noté que la 40e édition a révélé quelques insuffisances qu’il faudrait corriger pour maintenir cet événement conformément à son objectif qui consiste à unir et à renforcer la fraternité entre les nigériens. SE Brigi Rafini a rendu un hommage aux Forces de Défense et de Sécurité qui œuvrent inlassablement pour assurer la sécurité des populations nigériennes et de leurs biens.
Dans le discours qu’il a prononcé à cette occasion, le ministre de la Jeunesse et des Sports a d’abord indiqué que l’objectif assigné à la 40e édition a été globalement atteint.

Rappelant que le thème de cette 40e édition, à savoir « Jeunesse, Paix et Sécurité », vise à préparer conséquemment notre jeunesse à appréhender les nouveaux défis sécuritaires qui se posent à notre pays et les inviter à réfléchir et à participer activement à leurs résolutions avec responsabilité et sérénité. Il a rappelé que cet événement est rassembleur, réunissant et unissant les nigériens de toutes les contrées de notre pays, consolide les liens de fraternité entre nos populations et renforce l’unité nationale.
En outre, M. Moctar Kassoum a souligné que la 40e édition du Sabre national de la lutte traditionnelle, en dehors de quelques écueils inhérents à l’organisation de ce genre d’événement, a été globalement un succès pour avoir permis entre autres d’évaluer le code de la lutte traditionnelle à la pratique. Selon lui, les nouvelles dispositions règlementaires qui ont été intégrées ont considérablement limité les combats truqués mais aussi la durée des combats. « Nous allons poursuivre les réformes du code en tenant compte des leçons tirées de cette édition», a déclaré le ministre de la Jeunesse et des Sports.
Notons que la prochaine édition du Sabre national de la lutte traditionnelle se tiendra à Maradi.

Laouali Souleymane, envoyé Spécial (onep)

Artiste rappeur Abdoulaye Moussa alias Mirador : Mirador sort son premier album dénommé  »Dan Sarki »

05 Jan 19
voiceniger

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L’artiste Mirador, de son vrai nom Abdoulaye Moussa, s’est véritablement intéressé au mouvement rap dans les années 2006 dans un groupe musical qui n’était pas bien connu en son temps :  »Aka Crew » avec deux de ses amis qui ont finalement abandonné le rap. Evoluant depuis 2008 en carrière solo, aujourd’hui, il travaille sur son premier album  »Dan Sarki », un album dont le vernissage est prévu le 2 février prochain à la Maison des Jeunes Djado Sekou.
D’après Abdoulaye Moussa alias Mirador, avec l’avènement du hip hop, la plupart des musiciens se basent plus sur l’aspect message que sur la musicalité en tant que telle. Mais, au fil du temps, on remarque une certaine évolution qui tend vers l’originalité. Et, c’est cela le côté positif des choses. Ceci a été rendu possible grâce au concours des Centres de formation et des Centres de promotion de la musique. Pour lui, la nouvelle génération fait des efforts en s’inspirant de nos réalités. « Nous avons tous compris qu’il est important de revenir à nos traditions, de se ressourcer au niveau de la base », a-t-il expliqué.
« Le succès de notre musique dépend de la valorisation de notre identité culturelle. Cette musique essaie de se distinguer aujourd’hui avec un cachet qui lui est particulièrement propre, faisant la fierté de notre culture de façon générale à travers plusieurs groupes dont la renommée a franchi les frontières nationales », se réjouit-il.
Saluant les efforts déployés par la première génération d’artistes qui a su faire ses preuves, conciliant traditions et modernités, Mirador de souligner que « ces musiciens ont fait bien bouger le public nigérien car, dit-il, ils se sont au fil du temps beaucoup spécialisés dans la pratique instrumentale ».
Pour lui, ils sont très rares, les artistes musiciens qui jouissent des fruits de leur labeur. « Un artiste doit avoir plusieurs métiers, car l’art ne nourrit pas véritablement son homme. En effet, presque nous tous, pour ne pas dire tous, exercent d’autres métiers en dehors de la musique. Moi, je suis cadreur dans un groupe de presse privée. Et avec, j’essaie de joindre les deux bouts », a indiqué Mirador. Il espère qu’avec les sorties sur scène, il sera plus connu afin d’émerger sur le plan national, voire international. Et pourquoi ne pas participer régulièrement à des spectacles de grande envergure et ainsi il aura l’opportunité d’avoir des commandes. En ce moment seulement, a-t-il ajouté, il peut prétendre à une affirmation de soi, un succès au niveau de la musique.
A l’occasion de son concert qui se déroulera le 2 février prochain à Niamey, le rappeur compte donner le meilleur de lui-même pour répondre aux sollicitations de ses fans. Avec insistance, il dit qu’il souhaite offrir un spectacle à la hauteur des attentes à l’occasion du vernissage de son premier album » Dan Sarki ». Selon lui, le don de soi et de l’énergie seront au rendez-vous.

Des messages symboliques

Il a eu à réaliser plusieurs sons avec des thèmes aussi variés que divers, notamment la paix, l’amour, la cohésion sociale et l’unité nationale. Il se dit très attaché à la tradition et à l’originalité. Il a su exprimer son talent dans le nouveau style musical clash et en 20016-2017, il a été primé meilleur clasheur grâce à un son qui s’appelle clash positif, un son qui incite les rappeurs à donner le meilleur d’eux-mêmes. Cet album comporte des sons porteurs des messages d’amour, d’histoire, de sagesse et de la valorisation de la culture nigérienne, etc. « Depuis 2008, début de ma carrière en musique, nous sommes constants dans notre musique. Nous véhiculons beaucoup de messages à l’ endroit des jeunes, des femmes pour faire d’eux une génération consciente, prête à relever le défi », précise-t-il.
Malgré certaines difficultés que Mirador rencontre dans cette carrière musicale, il n’a qu’un seul objectif : voir la musique nigérienne se développer et pour cela il compte y apporter sa contribution.

Aïssa Abdoulaye Alfary(onep)

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